Le député Ensemble pour la République, Charles Rodwell, porte un texte de loi du nom de Philippine, cette jeune femme qui avait été enlevée et tuée dans le bois de Boulogne en septembre 2024. Ce projet de loi prévoit comme mesure phare d'allonger les délais à 210 jours dans les centres de rétention administrative. Ce lundi, les sénateurs se sont prononcés en faveur de ce texte à 233 voix contre 102. Ce mardi après-midi aura lieu le vote à l'Assemblée.
Presque deux ans après le drame de Philippine, cette jeune femme qui avait été enlevée et tuée dans le bois de Boulogne en septembre 2024, c'est aux députés de trancher après le vote favorable des sénateurs ce lundi. À l'origine de cette proposition de loi, Charles Rodwell défendait ce mardi matin les principales mesures du texte lors de la Grande interview Europe 1-CNews.
"Chaque article répond à la mort d'un Français, d'un enfant"
"Trois séries de mesures très concrètes : l'allongement de la rétention pour des étrangers illégaux. Nous renforçons toutes nos dispositions en matière de lutte contre le terrorisme. Nous allons mieux accompagner les personnes atteintes de troubles psychiatriques graves. Chaque article répond à la mort d'un Français, d'un enfant, ces dix dernières années".
Si la gauche dénonce un texte sécuritaire, l'élu des Yvelines, lui, est confiant. Il parie non seulement sur une adoption, mais aussi ensuite sur une validation du Conseil constitutionnel. Il assure avoir pris toutes les dispositions pour garantir la constitutionnalité de ces mesures.
Des mesures qui ne sont, selon lui, que la première étape d'une grande reprise en main des flux migratoires qu'il souhaite compléter par l'installation d'un rapport de force avec les pays refusant de coopérer, à commencer par le gouvernement algérien en dénonçant les accords de 1968.