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Yanis Darras , modifié à
Guillaume Kasbarian, ministre délégué chargé du Logement, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews. Au micro de Sonia Mabrouk, il est revenu sur l'application de la loi anti-squat, votée l'été dernier. "C'est une loi que j'assume, que je revendique", explique-t-il, malgré les critiques d'une partie de l'opposition.

C'est l'autre hantise des propriétaires, en parallèle des cambriolages : retrouver son logement squatter après une journée de travail ou un week-end. Depuis l'été dernier, le Parlement a voté une nouvelle loi, plus sévère à l'encontre des squatteurs. Désormais, s'introduire et/ou occuper illégalement un logement peut être puni de 3 ans de prison et de 45.000 euros d'amende. Avant l'été dernier, les sanctions n'étaient que d'un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende. 

Interrogé ce jeudi matin sur le plateau de La Grande interview, le ministre délégué chargé du Logement Guillaume Kasbarian dit "assumer cette loi. C'est une loi que je revendique". "Cette loi a permis de renforcer les sanctions vis-à-vis des squatteurs et de renforcer une procédure d'expulsion des squatteurs. Désormais, si vous rentrez chez vous et que vous avez un squatteur, vous pouvez porter plainte, saisir le préfet. 48 heures plus tard, le préfet a l'obligation de vous répondre. Il ne peut refuser de vous aider que si ce n'est pas vraiment un cas squat. Et 24 heures plus tard, il utilise les forces de l'ordre pour sortir les squatteurs. Et ça marche, hiver comme été", précise-t-il au micro de Sonia Mabrouk. 

Lutter aussi contre les marchants de sommeil

"Aujourd'hui, nous avons des remontées terrain qui nous informent que oui, la loi fonctionne et permet d'éradiquer beaucoup de cas de squat, ce qui était l'objectif de cette loi", poursuit-il, tout en assurant poursuivre son action malgré "les reproches". "Cette loi, elle a été adoptée par une très large majorité de parlementaires. C'est déjà quelque chose au niveau démocratique. Et puis je suis convaincu que les Français eux-mêmes sont sévères vis-à-vis des squatteurs. Le squat, c'est quelque chose qui atteint votre domicile, votre intimité, votre famille. Et donc personne ne peut comprendre qu'on reste impuissant vis-à-vis de squat", juge-t-il. 

Enfin, le ministre délégué chargé du Logement assure vouloir lutter contre un autre phénomène de délinquance : les marchants de sommeil. "Il n'y (aura) pas de tolérance vis à vis de ce type de déliquance, qui mine les copropriétés et des locataires qui en sont victimes."