Voilà les pistes du nouveau plan hôpital

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© ludovic MARIN / AFP
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Emmanuel Macron avait promis une réponse forte pour apaiser le mouvement social au sein des personnels soignants. Le plan présenté mercredi devrait notamment présenter des mesures d'attractivité destinées à inciter les jeunes médecins à rester travailler dans les hôpitaux publics.

Le Premier ministre présente mercredi matin le nouveau plan hôpital, annoncé la semaine dernière par le chef de l’Etat. "La situation est encore plus grave que celle que nous avions analysée", a admis Emmanuel Macron lors de son allocution impromptue en marge d'un déplacement à Epernay. Après huit mois de grève d’une partie des personnels soignants, le chef de l’Etat a évoqué un plan "massif" et "conséquent".

Une réunion à Matignon, un déjeuner entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, un dîner d'arbitrage... bref, l'exécutif a peaufiné toute la journée de mardi les détails de son plan d'urgence pour l'hôpital. Ce plan comportera plusieurs volets. Il s'oriente notamment vers une "reprise partielle" de la dette de l'hôpital, assure-t-on du côté de Bercy, une dette qui s'élève à 30 milliards d'euros.

Relancer l'attractivité de l'hôpital public

Il y aura également des mesures financières pour renforcer "l'attractivité" des métiers de soignants, avec pour objectif, selon Matignon, d’"encourager les personnels à rester travailler dans l'hôpital public". Mardi, un ministre l'a dit en réunion : "Si ça coûte de l'argent, ça doit absolument se voir et aller tout de suite aux personnels de santé".

Il sera aussi question de mesures d'investissements car "certains hôpitaux ne donnent pas une image rassurante", confie un membre du gouvernement. Les dirigeants des hôpitaux publics ont réclamé fin octobre une rallonge d'au moins 250 millions d'euros sur le budget 2020, actuellement débattu au Parlement, mais certaines sources au sein de la majorité ont évoqué ces derniers jours un coup de pouce de l'ordre de 400 millions.

Une chose est sûre : pour l'exécutif, les demandes de l'hôpital sont "légitimes". Reste à savoir si ce plan sera suffisant pour atténuer le mouvement social, et ainsi éviter la convergence des mécontentements en décembre.

Europe 1
Par Aurélie Herbemont avec AFP, édité par Romain David