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«Le président n’écoute plus personne» : Emmanuel Macron de plus en plus contesté dans son camp

Critiqué par l’opposition pour sa gestion des violences, Emmanuel Macron voit désormais son propre camp se fissurer. Sébastien Lecornu lui reprocherait de ne plus écouter personne, tandis qu’Édouard Philippe juge son départ au Qatar inopportun. À six mois de la fin de son mandat, le chef de l’État peine à convaincre jusque dans ses propres rangs.

Emmanuel Macron promettait dimanche soir d'être intraitable. Le chef de l'État peine toujours à apaiser les tensions en France après plusieurs allocutions et concentre toujours les critiques de l'opposition. Mais dorénavant, il agace également son propre camp.

Le constat est brutal et il vient de son Premier ministre. "Le président n'écoute plus personne", confiait Sébastien Lecornu à un élu Les Républicains selon le Canard enchaîné. Le chef du gouvernement n'est pas le seul. Le candidat à la présidentielle, Edouard Philippe, critique également la gestion de crise du chef de l'État. 

Une décision qui "n'était pas la plus opportune"

"Moi, ce qui me frappe, c'est qu'au moment où il s'exprimait, il y avait des pillages en cours à Paris. Que les images les montrent, qu'on annonce finalement pas grand-chose. Je pense que la décision du président de la République de quitter le territoire, à ce moment-là, n'était pas la plus opportune", a-t-il estimé.

Depuis Doha au Qatar, Emmanuel Macron répond aux critiques de ses héritiers et tente de défendre sa politique sécuritaire. "On connaît l'état d'urgence. J'ai été élu pour la première fois sous état d'urgence. Donc il faut là aussi savoir raison garder. Tout ce que je vous ai dit, et qui permet d'ailleurs de retrouver le calme depuis lundi, n'a pas besoin de l'état d'urgence", a clamé le président français.

Mais ses arguments peinent toujours à convaincre ses troupes qui regroupent de plus en plus de frondeurs à six mois de la fin de son mandat.