Gilets jaunes : le maire du 13e arrondissement de Paris se dit "en colère" après les dégradations place d'Italie

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Jérôme Coumet s'interroge sur le choix de la place d'Italie pour la manifestation de samedi (photo d'illustration). © AFP
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La mobilisation des "gilets jaunes" organisée samedi sur la place d’Italie, dans le 13e arrondissement de Paris, a été marquée par de violents affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre et de nombreuses dégradations. Le maire, Jérôme Coumet, regrette au micro d’Europe 1 que la préfecture de police ait autorisé ce rassemblement.
INTERVIEW

Après la journée d’affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre à Paris à l’occasion du premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", la place d’Italie a changé de visage : des morceaux de pierre et des restes de barricades brûlées jonchent le sol, tous les abribus ont été fracassés, les voitures et le mobilier urbain incendiés, les vitrines du centre commercial Italie 2 brisées… Face à l’étendue des dégâts, le maire du 13e arrondissement de Paris Jérôme Coumet confie à Europe 1 qu'il est "très attristé et en colère".

"Je m’interroge sur le choix de la place d’Italie qui était le lieu de trois chantiers très importants, j’avais alerté la préfecture de police sur le sujet", s’agace-t-il. Quand les manifestants se sont rassemblés en fin de matinée samedi, la place était en travaux, occupée par "trois chantiers importants".

"Il y avait du matériel qui pouvait servir de projectile ou être incendié"

"Je pense qu’on aurait pu déterminer un meilleur lieu", déplore Jérôme Coumet. "Il y avait du matériel qui pouvait servir de projectile ou être incendié." Plusieurs engins de chantier restés sur place ont en effet été dégradés. Face aux dégâts constatés, la préfecture de police de Paris a finalement décidé en début d’après-midi d’annuler la manifestation au départ de la place d’Italie et d’évacuer les lieux.

"J’ai vu aussi le courage des forces de l’ordre et des pompiers qui n’ont cessé d’intervenir tout l’après-midi et qui étaient face à des casseurs très déterminés", félicite l’élu. Il salue également le travail des agents de la propreté de Paris, déployés sur place quelques heures après son évacuation.

"Moi-même je ne suis pas contre les manifestations mais là, ce n’était pas une manifestation", a-t-il déclaré. "Dès le début de ce rassemblement, il y a eu des incendies, des affrontements, des projectiles lancés… Ce n’est pas ça une manifestation dans un pays démocratique."

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Romane Lizée