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«L’Abandon» : le film sur Samuel Paty encouragé par le gouvernement mais non obligatoire en classe

Une diffusion généralisée dans les établissements scolaires, c’était le souhait du coproducteur du film Stéphane Simon, mais aussi de la sœur de Samuel Paty, Mickaëlle Paty. [Valery HACHE / AFP]

Le gouvernement ne rendra pas obligatoire la diffusion du film L’Abandon dans les établissements scolaires. Les enseignants pourront choisir de le montrer ou non à leurs élèves, dans le cadre de leur liberté pédagogique, sur fond de débats autour de la mémoire de Samuel Paty.

Un encouragement mais pas d’obligation. Le gouvernement a statué sur la question très sensible de la diffusion ou non du film L’Abandon. Depuis plusieurs jours, la question se posait : faut-il intégrer aux cours la diffusion du film qui retrace scrupuleusement les derniers jours de Samuel Paty, professeur assassiné de manière sauvage par un islamiste ? Le gouvernement a tranché : les professeurs pourront choisir de diffuser ou non le film à leurs élèves.

"La liberté pédagogique"

Une diffusion généralisée dans les établissements scolaires, c’était le souhait du coproducteur du film Stéphane Simon, mais aussi de la sœur de Samuel Paty, Mickaëlle Paty, ainsi que de certains élus du centre politique, de la droite et du Rassemblement national.

Le gouvernement a tranché : pas d’obligation, mais une incitation, comme l’expliquait mardi à l’Assemblée nationale Sabrina Roubache, ministre déléguée à l’Enseignement et à la Formation professionnelle. "La liberté pédagogique, et vous me l’accorderez, est un trésor. C’est cette liberté que défendait Samuel Paty et c’est celle de chaque enseignant. C’est au nom de cette liberté pédagogique qui s’impose à nous qu’il convient d’encourager à aller voir ce film, mais non de l’obliger", a-t-elle déclaré.

La ministre salue néanmoins la justesse de ton de ce long-métrage et révèle qu’un projet pédagogique est à l’étude au sein de l’Éducation nationale pour être mis à disposition des enseignants souhaitant le diffuser. Interrogée ensuite sur une éventuelle panthéonisation du professeur, Sabrina Roubache s’est interrogée sur la forme la plus juste d’honorer sa mémoire.