"La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire" prévient Macron

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Lors de son allocution dimanche soir, Emmanuel Macron a évoqué le climat actuel autour du racisme et dénoncé des divisions. Il a réagit aux déboulonnages de statues de figures historiques controversées et à la volonté de débaptiser certains lieux, deux choses auxquelles il s'oppose.

Emmanuel Macron appelle à "l'unité autour de notre République". Lors de son allocution dimanche soir, Emmanuel Macron a évoqué le climat actuel et fait références aux diverses manifestations anti-racistes et mobilisations qui ont suivi la mort de George Floyd. Il a dénoncé des divisions et évoqué les questions de racisme. 

"Nous sommes une nation ou chacun quelque soit ses origines ou sa religion doit trouver sa place. Est-ce le cas partout et pour tout le monde ? Non."Le président a également annoncé que des nouvelles mesures seraient prises. "Nous serons intraitables face au racisme l'antisémitisme et aux discriminations et de nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances seront prises.

"Nous devons plutôt regarder ensemble toute notre histoire"

"Mais ce combat est dévoyé lorsqu'il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé. Ce combat est inacceptable lorsqu'il est récupéré par les séparatistes" a dénoncé Emmanuel Macron. La France "ne déboulonnera pas de statues", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une intervention télévisée. De nombreuses statues ont été déboulonnées à travers le monde comme celles de Christophe Collomb ou Winston Churchill. 

"La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire, elle n’oubliera aucune de ses œuvres", a-t-il aussi prévenu. "Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires, notre rapport à l'Afrique en particulier, pour bâtir un présent et un avenir possibles". Il souhaite absolument éviter de "revisiter ou de nier ce que nous sommes" a-t-il déclaré. Certains, à l'image de l'ancien Premier ministre et actuel président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Jean-Marc Ayrault, ont demandé de débaptiser une salle Colbert à l'Assemblée nationale ainsi qu'un bâtiment de Bercy portant le nom du ministre à l'initiative en 1685 du Code noir.