Alors que la France est frappée par des vagues de chaleur et une sécheresse inédite, Gabriel Attal fait de la question de l'eau un sujet de sa campagne présidentielle. Il a annoncé, dans un entretien à l'AFP dimanche, mettre en place un plan "massif" sur la gestion de l'eau, s'il est élu à l'Elysée.
Gabriel Attal a annoncé dimanche un plan "massif" sur la gestion de l'eau, s'il accède à l'Elysée, axé notamment sur une lutte contre le gaspillage et la mise en place d'un bouclier tarifaire pour éviter que les factures s'envolent.
Depuis fin juin, la France est touchée de plein fouet par les vagues de chaleur successives auxquelles s'ajoutent un manque d'eau chronique.
"L'été 2026 nous montre que la maîtrise de l'eau est un enjeu existentiel", souligne l'ex-Premier ministre et patron de Renaissance.
"Un plan de financement clé en main"
Il affirme, s'il est élu, vouloir "lancer la plus grande chasse au gâchis (...) jamais menée", rappelant qu'un litre sur cinq se perd à cause de fuites dans les réseaux de distribution.
Pour cela, il souhaite "mieux orienter les crédits vers les réseaux qui ont les rendements les plus faibles" afin de pouvoir engager des travaux rapidement. Et, pour les 500 les moins performants, proposer "un plan de financement clé en main" aux communes ou intercommunalités.
Objectif : récupérer "1.000 milliards de litres d'eau, l'équivalent de 400.000 piscines olympiques", d'ici 2035, affirme l'ancien Premier ministre.
Garantir un tarif bas et fixe
Par ailleurs, alors que l'Espagne est très en pointe en matière de réutilisation des eaux usées, Gabriel Attal veut s'inspirer du modèle espagnol et faire "sauter certains freins administratifs" afin d'accélérer le processus en France. L'autorisation de réutiliser des eaux usées doit devenir "automatique si les standards globaux sont respectés", souligne-t-il.
Alors que le prix de l'eau risque de grimper dans les années à venir, il souhaite "garantir un tarif bas et fixe pour les premiers litres essentiels en fonction de la taille du foyer". Ce "bouclier tarifaire sera destiné aux classes moyennes et populaires", ajoute-t-il.
Le candidat macroniste veut aussi mettre en place un ministère dédié à la gestion de l'eau, en étroite relation avec les élus locaux.
Il souhaite aussi durcir la réponse judiciaire : violer un arrêté sécheresse sera passible de "3.000 euros d'amende pour un particulier et 15.000 pour une entreprise", le double qu'actuellement, assure-t-il.
Et de tacler le Rassemblement national, "on ne les a entendus que sur la climatisation cet été, pas sur l'eau", et La France insoumise "qui propose des mesures qui sont une sorte de cheval de Troie de la décroissance et n'auraient comme effet que d'aggraver les inégalités", selon lui.