La gauche et les écologistes trouveront "le chemin vers une candidature commune" selon Jadot

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Yannick Jadot était l'invité du "Grand Rendez-vous", dimanche sur Europe 1. 6:49
Yannick Jadot était l'invité du "Grand Rendez-vous", dimanche sur Europe 1. © Europe 1
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Invité du "Grand Rendez-vous", dimanche sur Europe 1, l'eurodéputé Yannick Jadot s'est dit "convaincu" qu'un rassemblement entre Mélenchon et Macron" pouvait "gagner" l'élection présidentielle de 2022. "Je suis convaincu qu'on trouvera le chemin pour une candidature commune", a-t-il affirmé. 
INTERVIEW

Plus d'un an avant la prochaine présidentielle, certains, dont l'eurodéputé Yannick Jadot, ne cachent pas leur souhait d'être le visage d'un renouveau politique en France. Mais au côté de qui ? "Je suis convaincu que le rassemblement auquel je crois, entre Mélenchon et Macron, peut gagner cette élection", a affirmé l'écologiste, invité du Grand Rendez-vous dimanche. "Et je suis convaincu aussi qu'on trouvera le chemin pour une candidature commune."

"Éviter le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen"

"On voit aujourd'hui l'aspiration populaire à retrouver du sens, à créer des liens, à protéger la santé, à protéger le climat, à créer de l'emploi à l'échelle des territoires", martèle Yannick Jadot, que de récents sondages créditent d'entre 16 et 17% d'intentions de votes, au coude-à-coude avec la socialiste Anne Hidalgo. Mais l'eurodéputé veut éviter cet affrontement. "Le seul match sur lequel les écologistes doivent investir, c'est le match pour éviter le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, pour éviter à la fois de poursuivre dans un système qui nous amène les pandémies, le dérèglement climatique et les inégalités sociales, et la peste brune qui nous ferait renouer avec les pires heures de notre histoire."

Yannick Jadot, qui estime qu'une "dynamique" rassemblant une partie des électorats de Jean-Luc Mélenchon et d'Emmanuel Macron peut naître autour d'une candidature écologiste, aspire donc à faire front commun avec la gauche, et notamment le PS. Non sans tacler la maire de Paris, qui "essaie", selon lui, "de construire un bilan sur l'écologie". "Je les vois venir", sourit-il, citant les noms d'autres responsables socialistes comme Olivier Faure. "Mais à ce stade de dérèglement climatique, à ce stade d'impact des pandémies, de nécessité de lutte contre les inégalités, (…), il faut un écologiste, il ne faut pas des demi-mesures."

Une primaire écologiste, une primaire à gauche, ou les deux ? 

Si cet écologiste devait être lui, comment serait-il désigné comme candidat de ce front uni ? "J'ai participé à la construction d'Europe-Écologie-Les Verts, et je pense que sur les deux ou trois dernières années j'ai contribué à ce qu'on réduise le fossé entre l'aspiration populaire à l'écologie et son débouché politique", répond Yannick Jadot, n'envisageant pas de "contourner" sa "famille politique" en ne se présentant pas à une primaire EELV. 

 

L'eurodéputé, qui assure ne pas "craindre le vote des militants", juge toutefois qu'un processus de désignation "à l'échelle de l'espace politique" qu'il aspire à conquérir à gauche, sera probablement nécessaire. Peut-il alors y avoir deux primaires, une écologiste puis une autre, avec un spectre politique plus large ? "Je me plierai aux conditions qui seront décidées par ma famille ou par d'autres familles politiques", répond Yannick Jadot. 

Europe 1
Par Margaux Lannuzel