Le président de Debout la France et candidat à l'élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Face à Laurence Ferrari, il estime que "les assassins ont plus de droits que les victimes".
L'affaire Lyhanna met en avant la lenteur de chaîne pénale en France. Le suspect du meurtre de la fillette de 11 ans, Jérôme B, était pourtant visé par deux plaintes pour viols sur mineurs (trois depuis la disparition de Lyhanna). Pourtant, ce dernier était en liberté, malgré les signalements de parents, à l'instar de la mère de Rosa, une jeune fille elle aussi victime de l'homme de 41 ans.
Face à la situation, et pour reconstruire la justice, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan appelle à "multiplier par deux" le nombre de magistrats en France. "Ça prendra du temps. Mais aussi, il faut changer le mode de recrutement. Parce que le problème est aussi idéologique. Le problème, c'est la manière dont ça fonctionne. Dans tous les pays du monde, il y a plusieurs voies d'accès à la magistrature. Donc, il y a un travail immense pour reconstruire l'État", juge-t-il face à Laurence Ferrari.
"Il va falloir dix ans pour reconstruire tout ça"
Et puis, il y a un problème plutôt général de mentalité. Depuis 30 ans, les droits des assassins et des criminels sont plus importants que les droits des victimes. Voilà le problème et c'est tout ça qu'il va falloir reconstruire", insiste le candidat à l'élection présidentielle.
"On sait très bien ce qu'il faut faire. On ne le fait pas depuis 30 ans. Il va falloir dix ans pour reconstruire tout ça, mais il y a du boulot", ajoute Nicolas Dupont-Aignan, qui propose un grand référendum sur la justice pour "simplifier le code de procédure pénale, d'assurer la primauté du droit français sur le droit européen, de faire aussi un référendum sur le rôle du Conseil constitutionnel et sur les moyens et sur la peine de mort", conclut-il.