"Jean-Paul Delevoye est extrêmement responsable et engagé pour l’intérêt général", assure Jean-Baptiste Djebbari

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Le secrétaire d'Etat aux Transports a défendu Jean-Paul Delevoye, empêtré dans une polémique sur sa déclaration d'intérêts. Selon le secrétaire d'Etat aux Transports, la solidarité entre membres du gouvernement est naturelle, et ce sera au haut-commissaire aux retraites de prendre ses responsabilités si l'affaire devenait trop gênante. 
INTERVIEW

C’est une affaire qui tombe très mal pour le gouvernement. En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye est éclaboussé par un scandale concernant sa déclaration d’intérêts. Le haut-commissaire aux retraites, homme-clé de cette période mouvementée, a "omis", selon sa propre justification, de déclarer dix de ses 13 mandats - dont onze sont bénévoles - dans sa première déclaration. Tout le week-end, les membres du gouvernement sont montés au créneau pour défendre leur collègue. "Quand vous faites partie d’un collectif, vous êtes solidaire", a justifié lundi sur Europe 1 Jean-Baptiste Djebbari. "Et Jean-Paul Delevoye, il est extrêmement responsable, extrêmement engagé et depuis des années, pour l’intérêt général."

"Jean-Paul Delevoye a dit avoir commis une erreur, vouloir et être en train de réparer cette erreur. Il a par ailleurs dit lui-même qu’il s’exprimerait sur ce sujet s’il était invité", a poursuivi le secrétaire d'Etat aux Transports. "Et il l’a dit lui-même : 'si je devenais un problème, pour cette réforme, j’en tirerais les conséquences et j’en prendrais les responsabilités'. Donc c’est quelqu’un de très responsable. Il a dit exactement quelle était sa position."

Jean-Baptiste s'est aussi attaché à défendre le bilan du gouvernement en termes de transparence. "Je comprends l’émoi. Mais les politiques sont certainement en France les personnes plus contrôlées quand vous rentrez, vous avez un contrôle de votre situation fiscale. On contrôle votre patrimoine. Quand vous quittez le Parlement, on contrôle vos frais parlementaires et tout ça est normal", a-t-il affirmé. "Quand on compare la situation d’aujourd’hui, d’il y a cinq ans, ou même d’il y a encore deux ans... Nous avons voté un certain nombre de ces mesures. Nous avons assez largement participé à faire cet exercice de transparence."