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«Je serai le protecteur des travailleurs, pas des profiteurs» : Bruno Retailleau défend un durcissement des aides sociales

[Europe 1 / CNews]

Interrogé sur la dette publique, Bruno Retailleau alerte sur un risque de "scénario à la grecque" et plaide pour une réduction des dépenses, passant notamment par une nouvelle réforme des retraites, un plafonnement des aides sociales à 70 % du SMIC et une baisse des effectifs dans la fonction publique.

Où couper dans la dépense publique ? Invité de la Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi 1er juillet, et interrogé sur la dette de la France, le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle, Bruno Retailleau, est amené à préciser les économies qu'il compte réaliser pour réduire un endettement qui atteint 3.600 milliards d'euros. "On lève plus de 30 milliards d'euros d'emprunts par mois pour faire face à la dette. Un jour, on va avoir un pépin", note-t-il, estimant que la France s'approche d'un scénario à la grecque.

Pour réduire la dépense publique, Bruno Retailleau estime qu'une nouvelle réforme des retraites est indispensable, affirmant qu'elle représenterait "la moitié du déficit public". Le président des Républicains dénonce également la suspension de la réforme actuelle, qu'il juge "terrible", et affirme vouloir se montrer "protecteur des travailleurs, pas des profiteurs". Il propose notamment de plafonner l'ensemble des aides sociales à 70% du SMIC et d'engager une réduction des effectifs dans la fonction publique, en cessant de remplacer systématiquement les départs à la retraite.

"Etre moins généreux" sur l'assurance chômage

Bruno Retailleau plaide pour un durcissement de la politique de l'emploi et des dépenses sociales, estimant qu'il faut "être moins généreux" sur l'assurance chômage et "aider ceux qui en ont besoin, mais pas ceux qui profitent". Il propose également de supprimer l'aide médicale d'État (AME) et de la transformer en "contre-aide", tout en ciblant certaines agences publiques, comme l'ADEME, qu'il accuse de dérives de gestion. Le président des Républicains dénonce une France qui "se paupérise" et "se tiers-mondise", et annonce vouloir mettre en place un plan d'urgence de 120 milliards d'euros d'économies sur cinq ans.