Invité de l'Heure des pros sur Cnews, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, s'est exprimé sur les défaillances judiciaires ayant permis à Jérôme Barella, principal suspect du meurtre de la petite Lyhanna, de rester en liberté malgré plusieurs accusations de violences sexuelles sur mineures le visant.
Il a en perdu sa voix. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, multiplie les annonces après le drame de l'affaire Lyhanna. La mort de cette fillette âgée de 11 ans lance le débat sur l'absence de moyens de la justice. Invité de l'heure des pros sur Cnews ce mardi 9 juin, Gérald Darmanin n'avait pratiquement plus de voix comme si la justice était devenue aphone face à la pluie de reproches qui s'abat sur elle.
Retrouver de la stabilité
Sur le plateau de Cnews, le ministre de la Justice s'est présenté avec la voix enrouée, quasi absente à certains moments. Malgré tout, il insiste : "Je partage la colère froide des Français". Et promet des sanctions : "Il est normal de rendre des comptes. L'article 15 indique que chaque citoyen a le droit de demander des comptes à un agent public. Les magistrats sont des agents publics indépendants mais ils doivent rendre des comptes également".
Quant à la question de sa démission réclamée par certains, Gérald Darmanin apporte une réponse. "Personnellement, je me suis posé la question de savoir si j'avais une quelconque responsabilité dans la défaillance totale du système. Et c'est une question démocratique et normale. Mais ce que je tente de faire au ministère de la Justice, l'autorité que je veux y mettre, ce n'est pas une bonne chose de le déstabiliser".
Le garde des Sceaux veut retrouver de la stabilité et surtout relever un ministère plus que jamais dans la tempête.