La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a reconnu à Paris que la baisse des investissements dans le nucléaire en Europe avait été une "erreur stratégique". Un aveu qui relance le débat sur l’avenir énergétique du continent et suscite de vives réactions politiques.
Un aveu qui fait beaucoup réagir. Mardi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé que la réduction des investissements dans le nucléaire en Europe avait été une "erreur". Une déclaration faite lors du sommet international pour la relance du nucléaire organisé à Paris. Ursula von der Leyen évoque même une erreur stratégique.
"Une source d'énergie fiable, abordable et à faible émission"
En 30 ans, la part du nucléaire dans l'électricité européenne a été divisée par deux, une décision que regrette la présidente de la Commission européenne. "Cette réduction de la part du nucléaire était un choix. Et avec le recul, c'était une erreur stratégique pour l'Europe de tourner le dos à une source d'énergie fiable, abordable et à faible émission", a-t-elle reconnu.
Un aveu tardif au goût amer pour tous les défenseurs du nucléaire, longtemps pointés du doigt par les partis dits écologistes. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, dénonce ainsi une faute historique qui a fait perdre un temps précieux à l'Europe et coûté cher à la compétitivité des entreprises.
Les 200 millions d'euros d'investissement annoncés sont par ailleurs jugés largement insuffisants au regard des besoins de la filière en Europe, évalués à plusieurs dizaines de milliards. Plusieurs élus anticipent enfin le même type d'aveu dans quelques années au sujet de l'interdiction des moteurs thermiques pour les nouvelles voitures à partir de 2035.