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Interdiction des mariages des OQTF : l'obstruction de la gauche à l'Assemblée nationale

Le groupe d'Éric Ciotti espérait voir Gérald Darmanin, pourtant favorable au texte, prendre acte de cette obstruction. [© Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

La niche parlementaire de l'Union des droites pour la République (UDR) se déroule ce jeudi à l'Assemblée nationale. Une proposition de loi vise à interdire la possibilité de se marier pour les étrangers en situation irrégulière. Mais son examen se fait saboter par les groupes de gauche.

L'examen du texte sur les mariages d'immigrés en situation irrégulière a été saboté par la gauche à l'Assemblée Nationale. Les différents groupes du Nouveau Front Populaire et LFI en tête revendiquent une obstruction parlementaire en règle pour retarder au maximum le vote sur cette loi défendue par l'UDR d'Eric Ciotti. L'heure limite est fixée à minuit pile. 

L'UDR s'attendait à l'obstruction des Insoumis et cela n'a pas manqué. Des dizaines de rappels au règlement et demandes de suspension de séance, des amendements accessoires sur la forme, se sont multipliés. Et une opposition réelle sur le fond : "Votre loi, elle va cibler des gens qui n'auraient pas, selon vous, la chance d'être nés du bon côté de la frontière". 

La colère d'Eric Ciotti à l'encontre de Gérald Darmanin

Mais le groupe d'Éric Ciotti espérait voir Gérald Darmanin, pourtant favorable au texte, prendre acte de cette obstruction et saisir l'article 44.2 de la Constitution. Celui-ci permet de juger irrecevable des amendements déposés à la dernière minute, comme l'ont fait les Insoumis, d'où la colère du maire de Nice à l'encontre du garde des Sceaux.

"Le gouvernement refuse de prendre ses responsabilités, d'utiliser les armes constitutionnelles pour que le débat ait lieu. Nous vous le disons, monsieur le ministre, les Français vous regardent, les maires de France vous regardent. Vous avez un discours de fermeté. Mais vous avez des actes de lâcheté !", a affirmé Eric Ciotti.

Gérald Darmanin, lui, se range derrière le choix des présidents de groupe. Renaissance, le Modem et l'ensemble de la gauche refusent à ce stade d'accélérer les débats, condition pourtant indispensable pour procéder au vote.