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Ingérences avant 2027 : «Ça commence à sentir la grosse ficelle politicienne», la droite dénonce des accusations en récupération

Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont été visés par des opérations d'ingérences étrangères à quelques mois de la présidentielle de 2027. [Photos AFP]

Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal ont été visés par des opérations d'ingérences étrangères à quelques mois de la présidentielle de 2027, selon Viginum, le service de détection des attaques numériques étrangères. Des opérations à l'impact limité qui interrogent à droite.

Des postes malveillants détournant des sites de médias pour affirmer qu'Édouard Philippe serait victime de démence, ou que Gabriel Attal entretiendrait des liens avec des trafiquants de drogue... L'opération grossière a été repérée par Viginum, le service de détection des attaques numériques étrangères.

Cette opération vient de Russie. L'occasion pour Gabriel Attal de s'en prendre à Marine Le Pen : "Je pense que les mêmes qui font de l'ingérence pour affaiblir certains candidats, comme ça a été le cas avec moi ces derniers jours, feront aussi de l'ingérence pour soutenir et pousser certains candidats." Raphaël Glucksmann, potentiel candidat socialiste, a également été visé par une opération d'ingérence étrangère.

Des opérations à la portée très minime

Les fausses informations ont beau avoir eu une portée très minime - à peine quelques milliers de vues -, elles ont été relayées massivement par les principaux concernés. De quoi nourrir à droite les accusations en récupération. "Cette affaire commence à sentir la grosse ficelle politicienne", estime d'abord Matthias Renault, député RN de la Somme.

"Au passage, si des Russes s'imaginent qu'on peut déstabiliser des candidats à la présidentielle en montant des fake news grossières et en les publiant de façon confidentielle, c'est qu'ils sont très mauvais et qu'ils ne comprennent rien à la communication politique", assène l'élu du Rassemblement national.

Cette théorique est largement partagée à droite de l'échiquier politique. "On est donc face à une ingérence numérique tellement discrète qu'elle n'existe quasiment pas dans l'espace public, mais tellement grave qu'elle justifie une communication politique immédiate", a ainsi écrit Marion Maréchal sur X.