Dix jours après le meurtre de Quentin, Emmanuel Macron convoque, ce mardi 24 février, une réunion à l’Elysée. L’objectif sera de faire un point avec le Premier ministre et les ministres concernés sur l’ensemble des groupes d’actions violentes qui sévissent et qui ont des liens avec les partis politiques.
Si l’ultragauche et la Jeune Garde sont au cœur de l’actualité depuis dix jours, c’est en priorité à l’ultradroite que l’exécutif compte s’attaquer. Selon une source à l’Elysée, deux s’associations identitaires d’Occitanie, le Bloc montpelliérain et Patria Albiges devraient ainsi être dissoutes.
Mais dans une volonté d’équilibrer les choses, le gouvernement pourrait aussi décider de s’en prendre à l’ultragauche, avec là aussi des dissolutions, même si le nom du ou des groupuscules susceptibles d’être concerné n’a pas filtré à ce stade.
«Pas de place pour les milices»
"Dans la République, il n’y a 'pas de place pour les milices'", avait insisté ce week-end Emmanuel Macron, comme une tentative d’apporter une réponse politique au drame survenu à Lyon, même si l’efficacité des dissolutions est contestée, au regard de l’implication de la Jeune Garde, pourtant dissoute, dans le meurtre de Quentin Deranque.
Ce qui est sûr, c’est qu’Emmanuel Macron entend mettre un coup d’arrêt aux violences entre groupuscules d’ultradroite et d’ultragauche. Un phénomène en pleine expansion. Selon nos informations, entre le premier et le 12 février, date du meurtre de Quentin, pas moins de huit rixes entre identitaires et antifas ont été comptabilisés à Lyon par le renseignement.