Invité de La Grande interview Europe 1-Cnews, le président du groupe Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti, a annoncé vouloir lancer une commission d'enquête parlementaire sur le coût de l'immigration. Le maire de Nice estime que l'immigration a un coût de "plusieurs dizaines de milliards d'euros sur nos finances publiques".
Après le succès médiatique de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public menée par son confrère Charles Alloncle, le groupe Union des droites pour la République (UDR) veut déjà repartir en travaux à l'Assemblée. Invité de La Grande interview Europe 1-Cnews ce mercredi 29 avril, son président Éric Ciotti a annoncé vouloir lancer une commission d'enquête portant sur "le coût de l'immigration".
"Depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, il y a eu près de 4 millions d'étrangers qui sont arrivés légalement dans notre pays. Est-ce qu'ils sont venus travailler ? Bien sûr que non. 92% de ceux qui arrivent en France ne viennent pas pour travailler. Et c'est ce coût gigantesque à plusieurs dizaines de milliards d'euros qui, aujourd'hui, pèsent sur nos finances publiques", a-t-il assuré au micro de Laurence Ferrari.
"On nous ment depuis des années"
Ainsi, le maire élu de Nice (Alpes-Maritimes), soutient qu'il "faut connaître la vérité des chiffres, parce qu'on nous ment depuis des années". "Emmanuel Macron est le premier responsable de cette situation, comme ceux qui gouvernent en son nom aujourd'hui", a-t-il ajouté.
Interrogé sur la volonté de l'Espagne de vouloir régulariser 500.000 travailleurs sans-papiers, Éric Ciotti parle de "folie qu'il faut arrêter".
"On ne peut pas laisser l'Espagne faire en sorte que toute l'Europe subisse cette politique. J'ai demandé qu'il y ait un contrôle voire une fermeture des frontières beaucoup plus ferme avec l'Espagne. Il faut arrêter avec cette libre circulation des étrangers", a-t-il soutenu.
Le président du groupe UDR à l'Assemblée nationale propose enfin la mise en place d'un système de "double frontière", pour qu'il puisse y avoir "la libre circulation des Européens". "Mais il ne peut pas y avoir la libre circulation des étrangers", a-t-il conclu.