Incidents du 14-Juillet : "il y a un problème d’anticipation", dénonce Brice Hortefeux

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L’eurodéputé, ancien ministre de l’intérieur, a accusé les autorités de n’avoir pas su préparer le week-end et pointé des sanctions insuffisantes pour dissuader les fauteurs de troubles.
INTERVIEW

Le 14-Juillet a été marqué par des violences en marge du défilé militaire à Paris. Près de 180 personnes, dont des figures des "gilets jaunes", ont été interpellées. "Il y a incontestablement un travail d’anticipation qui est insuffisant", a dénoncé lundi Brice Hortefeux, sur Europe 1. "Ça fait 30 week-ends où il y a des manifestations des 'gilets jaunes'. Il y a un problème d’anticipation", a insisté l’ancien ministre de l’Intérieur. " Il faudrait qu’on sache quelles informatisons, quels renseignement ont été remontés à la Préfecture de police."

"Tous les clignotants passent au rouge"

Surtout, pour l’eurodéputé Les Républicains, le problème est global. "Depuis quelques jours, tous les clignotants passent au rouge", a-t-il pointé. "D’abord nous apprenons qu’à Paris il y a une explosion de la délinquance, une explosion des cambriolages.  C’est suivi ensuite par L’observation médusée des dérives de la suite du match Algérie-Côté d’ivoire, avec un décès, des blessés, des pillages dans le quartier des Champs-Elysées.  Le lendemain, on apprend que 700 immigrés clandestins, irréguliers, qui sont venus sur notre territoire sans nous demander notre avis, occupent le Panthéon, encouragé par un mouvement des gilets noirs, qui n’est pas inconnu", a énuméré Brice Hortefeux. "Enfin, il y a ce que nous avons vécu hier (dimanche)."

Outre un manque d’anticipation, Brice Hortefeux a pointé une autre raison à ces débordements. "Le deuxième problème, c’est celui de la sanction. Aujourd’hui, elles ne sont pas suffisantes", a édicté l’ancien ministre de l’intérieur. "D’après mes estimations, il y a à peine 4,5% de mandats de dépôt. Si l’on fait le total des gilets jaunes, il a dû y avoir 10.000 interpellations, et simplement 450 mandats ont fini en détention", a-t-il lancé. Or, a-t-il conclu, "la meilleure des préventions, c’est la certitude de la sanction".