Incendie à Rouen : "Les analyses, nous ne les avons pas trafiquées", assure Sibeth Ndiaye

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Invitée mercredi d'Europe 1, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, est revenue sur les accusations de manque de transparence des autorités au sujet de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen.
INTERVIEW

Le gouvernement cache-t-il des informations sur l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen ? "À chaque moment et à chaque instant nous disons la vérité telle que nous la connaissons", assure la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, invitée mercredi d'Europe 1. "Les  analyses, nous ne les avons pas trafiquées, nous donnons la vérité entière et transparente", assure-t-elle.

La liste des produits chimiques de l'usine, publiée mardi soir par la préfecture de Seine-Maritime, est pourtant accusée d'être opaque, avec des noms de produits incompréhensibles pour le grand public. "Les listes des sites industriels dangereux sont codifiées pour [...] éviter que des personnes mal intentionnées s'en emparent" et "qu'elles se baladent dans la nature"", explique Sibeth Ndiaye, promettant toutefois de "clarifier" toutes les informations dans les jours à venir.

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"Dans une situation de crise, le préfet a eu la réaction adéquate, il a fait preuve de transparence", martèle-t-elle, assurant que "les résultats des analyses seront donnés progressivement". "Il y a des analyses qui prennent du temps et donc on ne peut pas dire du jour au lendemain, après moins d'une semaine, que tout risque est parfaitement écarté. Mais lorsqu'un risque pouvait être écarté, sur la qualité de l'eau, sur la qualité de l'air, nous l'avons écarté", enchaîne-t-elle.

"Je regrette que Lubrizol ait une communication qui ne soit pas très compatissante"

"Je comprends parfaitement l’angoisse, il y a des odeurs nauséabondes, il y a des gens qui ont toussé, qui ont eut des nausées et des vomissements", assure encore la porte-parole. "Je regrette que Lubrizol ait une communication qui ne soit pas très compatissante à l'égard des habitants", poursuit-elle. Avant d'ajouter : "Ce que je dis aussi, c'est que l'analyse que nous avons de la pollution de l'air ne donne pas des résultats qui sont différents de ce que l'on a dans l'atmosphère habituelle d'une grande ville".

"La question scientifique, c'est 'pourquoi vous vomissez' ou 'pourquoi vous toussez'. Je fais appelle à la rationalité", insiste Sibeth Ndiaye. "Je sais que ce sont des moments compliqués mais le gouvernement est dans la rationalité. Et la rationalité c'est que vous pouvez avoir des odeurs nauséabondes, il y a plein de choses qui sentent mauvais, sans que cela soit forcément toxique. On peut tousser lorsque l'on respire de la fumée très forte, sans qu'il y ait des particules toxiques", martèle-t-elle encore.