Immigration : "La question des quotas pourra être posée", déclare Castaner

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Christophe Castaner n'écarte pas l'idée d'instaurer des quotas d'immigration.
Christophe Castaner n'écarte pas l'idée d'instaurer des quotas d'immigration. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le ministre de l'Intérieur, interrogé par le "JDD", n'a pas écarté l'instauration de quotas pour l'immigration légale, alors qu'Édouard Philippe a annoncé un débat annuel sur l'asile et l'immigration. 
SUR LE JDD

La question hautement sensible des quotas d'immigration va-t-elle revenir sur la table ? Alors qu'Édouard Philippe a annoncé mercredi un débat annuel au Parlement sur l'asile et l'immigration, Christophe Castaner n'écarte l'instauration de quotas, une mesure réclamée de longue date par la droite.

"En matière d’asile, les quotas sont contraires à nos engagements internationaux – et à mon éthique personnelle. Toute demande d’asile doit être examinée, ce qui ne veut pas dire acceptée. La question des quotas pourra être posée dans le cadre du débat pour d’autres modes d’immigration légale", déclare le ministre de l'Intérieur dans une interview au JDD. "Je rappelle que le rapport de Pierre Mazeaud, en 2009, avait conduit à l’époque à écarter cette idée", ajoute le locataire de Beauvau. 

"Ce n'est pas un sujet tabou"

Christophe Castaner dresse également un premier bilan de la loi sur l'asile et l'immigration, adoptée en septembre dernier après des débats houleux au Parlement. "Une loi ne règle pas les problèmes, elle met en place des outils. Mais il y a d’autres leviers qui peuvent être utilisés, réglementaires, opérationnels… Les éloignements ont augmenté de 14 %, c’est le signe d’un effort qui produit ses effets, il faut faire encore mieux", convient le ministre de l'Intérieur. 

"En même temps, le nombre de demandes d’asile acceptées n’a jamais été aussi élevé – je le signale aux bonnes âmes qui nous donnent des leçons. Le Président a raison : l’immigration et l’intégration sont un chantier de cohésion de la nation. Je suis heureux que nous puissions en débattre en septembre devant la représentation nationale. Ce n’est pas un sujet tabou. C’est un sujet d’équilibre", assure-t-il.