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Immigration : 1.655 titres de séjour «métiers en tension» ont été délivrés en 2025, dit Laurent Nuñez

Dans son télégramme, le ministre de l'Intérieur prône par ailleurs une "implication personnelle" des préfets sur le suivi et le placement en rétention des étrangers en situation irrégulière. [Hans Lucas / AFP]

Seuls 1.655 titres de séjour "métiers en tension" ont été délivrés en 2025, selon un télégramme de Laurent Nuñez aux préfets. Le ministre pointe une instruction incomplète des dossiers et demande une meilleure mise en œuvre.

Un total de 1.655 titres de séjour "métiers en tension" ont été délivrés en 2025 à des travailleurs étrangers dans des secteurs peinant à recruter, selon des données mentionnées par le ministre de l'Intérieur dans un récent télégramme aux préfets.

"L'admission exceptionnelle de séjour au titre des métiers en tension n'a donné lieu en tout et pour tout qu'à 1.655 titres de séjour en 2025", et "seuls 50% des dossiers" déposés avaient été instruits par les préfectures, affirme Laurent Nuñez dans ce télégramme que l'AFP a pu consulter mercredi.

La tendance "est identique sur les premiers mois de 2026", ajoute le ministre qui demande aux préfets de "veiller à la bonne mise en oeuvre" de cette disposition, "sans que cela ne crée de droit opposable, ni pour les partenaires sociaux ni pour les étrangers concernés".

80 métiers considérés comme "en tension"

Selon la liste actualisée en mai 2025, environ 80 métiers sont considérés comme "en tension", permettant aux travailleurs sans-papiers de ces secteurs de prétendre à un titre de séjour (s'ils justifient de douze mois de bulletins de salaire au cours de vingt-quatre derniers mois et de trois ans de résidence en France).

Cette disposition permet aussi à des patrons ayant des difficultés à recruter de garder leurs employés et d'écarter le risque d'une condamnation, l'emploi d'une personne en situation irrégulière étant passible d'une peine allant jusqu'à 30.000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement.

Une "implication personnelle"

Dans son télégramme, le ministre de l'Intérieur prône par ailleurs une "implication personnelle" des préfets sur le suivi et le placement en rétention des étrangers en situation irrégulière et dont le comportement représente une menace pour l'ordre public.

"L'éloignement des étrangers en situation irrégulière doit être poursuivi avec détermination", ajoute-t-il, révélant que leur nombre a progressé de 8,3% en février (par rapport à février 2025).