"Il faut réduire l'usage de la voiture individuelle" : Emmanuel Grégoire défend le Paris 100% vélo

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Emmanuel Grégoire est premier adjoint à la mairie de Paris et directeur de campagne d'Anne Hidalgo en 2020.
Emmanuel Grégoire est premier adjoint à la mairie de Paris et directeur de campagne d'Anne Hidalgo en 2020. © PATRICK KOVARIK / AFP
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Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris et directeur de campagne de la maire sortante Anne Hidalgo, est l'invité de Wendy Bouchard dans le Grand journal du soir. Il défend un programme axé sur l'écologie et la mobilité verte, et vante le courage politique de sa candidate. 
INTERVIEW

A deux mois du premier tour des élections municipales, Anne Hidalgo annonce vouloir repartir pour un deuxième et dernier mandat. La première femme élue maire de Paris fait de l'écologie, et notamment du développement du vélo, son fer de lance. Son premier adjoint et directeur de campagne, également candidat dans le 12ème arrondissement de la capitale, défend sur Europe 1 le programme d'Anne Hidalgo. 

"Faire de Paris une ville de référence"

Le premier point abordé par l'invité de Wendy Bouchard : le vélo. "Le 100% vélo consiste à prévoir des espaces pour la circulation du vélo. Un des éléments structurants pour le développement du vélo, c'est d'avoir des infrastructures de confort et de sécurité. Et quand on pratique le vélo à Paris, on sait qu'il y a encore des jonctions, des coutures à finaliser. C'est le plan du prochain mandat : faire de Paris une ville de référence pour la pratique du vélo", affirme Emmanuel Grégoire. "Ce n'est pas une coquetterie", défend-t-il, rappelant que le vélo est le mode de transport le plus rapide dans la capitale. 

"Il faut réduire l'usage de la voiture individuelle", poursuit le premier adjoint. "C'est un des plus gros contributeurs à la pollution, et on connait l'impact des particules fines sur la santé", explique celui qui se défend de faire "la guerre aux voitures". 

Le candidat à la mairie du 12ème arrondissement défend la politique de la maire de Paris, qui a effectué de nombreux travaux dans la capitale pour favoriser l'utilisation du vélo comme mode de transport. "Elle a pris conscience avant les autres" de la situation, et "sait que ça demande des efforts immenses de beaucoup, mais que ces efforts en valent la chandelle", explique le directeur de campagne. "Nous avons devant nous un immense défi, celui qui met en danger la soutenabilité de notre modèle", alerte Emmanuel Grégoire. 

Une candidate clivante

En effet, l'écologie est très présente dans ce que la maire socialiste a dévoilé de son programme. "Il faut que partout nous pussions contribuer à rééquilibrer l'emprunte environnementale, et ça passe par l'évolution des comportement individuels, c'est à portée de tous", explique Emmanuel Grégoire. 

Le premier adjoint de la maire clivante s'exprime sur ce qu'on appelle le "Hidalgo bashing", le fait qu'Anne Hidalgo soit la cible de nombreuses et virulentes critiques de la part de ses détracteurs. Pour Emmanuel Grégoire, ces critiques ne sont que la conséquence d'un courage politique. "Les gens qui ne l'aiment pas n'aiment pas la politique qu'elle mène. Et comme c'est une politique marquée par le courage et l'ambition, ça la rend profondément irritante pour ceux qui ne partagent pas ses idées", affirme le premier adjoint. "Ce qui est intéressant c'est que même ceux qui ne l'aiment pas comprennent le sens de sa politique", poursuit-il. 

"Elle a pris des risques électoraux"

Cependant, Emmanuel Grégoire est plutôt optimiste quand à l'image de la candidate socialiste. "Je crois qu'est entrain de s'opérer un changement d'image. On l'a dénoncée comme autoritaire et sectaire, on se rend compte qu'elle a de l'autorité et qu'elle est courageuse. Elle a pris des risques électoraux, en menant une politique qui ne pouvait rencontrer à court terme de l'hostilité". 

Autre point marquant du programme de la candidate socialiste : la gratuité des transports en commun pour les moins de 18 ans, ou encore un référendum sur l'usage de Airbnb dans la capitale. 

Europe 1
Par Lucie de Perthuis