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Solène Delinger , modifié à
Julien Bayou était l'invité d'Europe 1 ce vendredi matin. Au micro de Dimitri Pavlenko, le secrétaire national d'EELV a prôné la mise en place d'un ISF climatique pour les ultra-riches. Cet impôt permettrait de contribuer au combat contre le dérèglement climatique. 
INTERVIEW

Julien Bayou souhaite que les ultra-riches participent au combat contre le réchauffement climatique en mettant la main au portefeuille. Invité sur Europe 1 ce vendredi matin, le secrétaire national d'EELV a en effet prôné la mise en place d'un ISF climatique. 

"Décarboner la finance"

"Nous sommes pour le fait que les ultra-riches contribuent enfin à leur juste part à l'effort face à cette crise climatique", estime Julien Bayou. Selon lui, le seul moyen de faire participer les ultra-riches à la transition écologique est l'ISF climatique. Le candidat écologiste à l'élection présidentielle Yannick Jadot propose cet ISF climatique pour "décarboner la finance". L'idée est donc de restaurer un ISF qui serait indexé sur les émissions de gaz à effet de serre. "On combine cet ISF avec la prise en compte des effets sur le climat des investissements financiers", explique Julien Bayou sur Europe 1. 

Le secrétaire national d'EELV prend l'exemple des "placements qui permettent d'aller construire des ports ou des installations charbon". Ces installations doivent être "plus lourdement taxées parce qu'en fait, finalement, elles nous fragilisent toutes et tous", souligne Julien Bayou pour qui nous sommes "très loin de prendre les mesures nécessaires" pour lutter contre le réchauffement climatique.

"Macron regarde ailleurs"

"C'est un défi commun. Et on ne fait pas le nécessaire. Un peu comme dans le film Don't look up sur Netflix. Vous avez la science qui dit attention, il y a une météorite. La météorite, c'est le dérèglement climatique. Vous avez les écologistes qui disent d'écouter la science et de prendre les mesures nécessaires, comme Yannick Jadot. Et puis, vous avez des éditorialistes qui font des blagounettes et, un président, Emmanuel Macron qui regarde ailleurs".