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«Il a piétiné l'État de droit» : au Mondial de l'Auto, Jordan Bardella réclame la démission de Richard Ferrand

Jordan Bardella. [Thomas SAMSON / AFP]

En déplacement au Mondial de l'Auto à Paris, le président du Rassmeblement national, Jordan Bardella, a réclamé la démission du président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, alors que son parti et l'UDR ont demandé une "démission d'office". "Par ses déclarations récentes, Richard Ferrand a piétiné l'État de droit", a-t-il notamment déclaré.

Haro sur Richard Ferrand. Le Rassemblement national et l'Union des droites pour la République ont saisi vendredi le Conseil constitutionnel pour demander la "démission d'office" de son président.

Présent au Mondial de l'Auto à Paris, Jordan Bardella, président du RN, s'est exprimé pour la première fois sur le sujet et a lui aussi réclamé la tête de l'ancien président de l'Assemblée nationale.

Richard Ferrand "discrédite l'institution qu'il est censé représenter"

"Je pense que Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, par ses déclarations récentes, a piétiné l'État de droit, et qu'il discrédite par son comportement, par ses propos et par son attitude l'institution qu'il est censé représenter", a affirmé Jordan Bardella. Pour le président du Rassemblement national, aucun doute : Richard Ferrand est sorti de son rôle et ses propos sont juridiquement condamnables.

"Il a parjuré à trois reprises", a lancé Jordan Bardella. "D'abord, en trahissant la promesse de neutralité qu'il a faite au président de la République en prêtant serment, et en violant la loi, puisque la loi lui interdit de prendre parti dans un débat qui serait potentiellement amené à être tranché par le Conseil constitutionnel", a-t-il poursuivi.

Il reste encore à savoir ce que va faire le Conseil constitutionnel. La procédure existe bien, il est possible d'obtenir la démission d'office de l'un de ses membres lors d'un vote à bulletin secret, mais ce serait une première.