Grand débat national : François de Rugy défend le salaire polémique de Chantal Jouanno

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Invité de la matinale d'Europe 1, mardi, le ministre de la Transition écologique et solidaire a indiqué qu'il n'était "pas pour que tout le monde gagne pareil", après la polémique sur le salaire annuel de 176.000 euros de la présidente de la Commission nationale du débat public.
INTERVIEW

Chantal Jouanno doit-elle toucher un salaire annuel de 176.000 euros en tant que présidente de la Commission nationale du débat public ? La polémique a éclaté, lundi, sur la rémunération de celle qui est entre autres chargée de piloter le grand débat national. Au micro Europe 1 d'Audrey Crespo-Mara, mardi, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a balayé les critiques qui dénoncent ce salaire trop élevé.

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"Elle gagne même plus qu'un ministre". "Il y a des joueurs de foot qui gagnent un million d'euros par mois et ça ne choque personne", a d'abord comparé François de Rugy, avant d'indiquer que les rémunérations du secteur public étaient "transparentes". "Elle gagne même plus qu'un ministre, ce n'est pas une question de comparaison entre nous", a-t-il ensuite évacué.

Rugy défend une "échelle de valeurs". "Si on considère qu'exercer des responsabilités politiques est quelque chose qui doit être rémunéré au salaire minimum, ça veut dire qu'on considère qu'il n'y a plus d'échelle de valeurs dans les responsabilités. Je ne suis pas pour que tout le monde gagne pareil partout, dans le public comme dans le privé", a tranché le ministre.

Jouanno "comprend" les critiques. "Aucune rémunération spécifique pour cette mission. Je touche un salaire de présidente de la CNDP dont les missions sont plus larges que le Grand débat", a expliqué Chantal Jouanno sur Twitter, en réponse à l'ancien socialiste Gérard Filoche. "C'est le salaire fixé par les autorités pour les présidents de la CNDP, quels qu'ils soient", a-t-elle ajouté au micro de Franceinfo, "cela ne dépend pas de moi et ça n'est pas lié au 'grand débat national'". Mais la présidente du CNDP dit toutefois "comprendre" les réactions. "Je pense que c'est important que les gens disent (…) en quoi ça les choque."