"Gilets jaunes" : un meneur niçois prépare une liste "Union Jaune" aux européennes

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Les élections européennes auront lieu en mai prochain.
Les élections européennes auront lieu en mai prochain. © PASCAL GUYOT / AFP
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Patrick Cribouw, "gilet jaune" niçois, a annoncé mardi son intention de présenter une liste aux élections européennes, baptisée "Union Jaune". 

Un des meneurs niçois de la contestation des "gilets jaunes" a présenté mardi l'ébauche d'une liste "apolitique et asyndicale" qu'il compte présenter aux élections européennes, baptisée "Union Jaune", pour porter des idées notamment en matière d'immigration et de souveraineté. "Si j'ai cette chance que je suis élu ambassadeur ou député de nos grands cœurs jaunes, je m'engage à percevoir un Smic et à reverser la différence au Restos du cœur", a proclamé Patrick Cribouw, 64 ans, récidiviste du vote blanc épaulé par deux porte-parole tout aussi novices que lui en politique.

Un "chef de locomotive". Pressé de dévoiler les noms qui pourraient figurer sur sa liste aux européennes, le trio a demandé "un peu d'indulgence" et de patience : "On prend le temps de la constituer", a assuré Patrick Cribouw, sous l’œil médusé de la presse venue écouter les propos parfois décousus de cette future tête de liste, ancien directeur commercial bientôt à la retraite, qui s'est comparé au "chef d'une locomotive avec des milliers de cœurs jaunes dans les wagons". Fort d'avoir déposé des statuts, créé un logo entrecroisant un "U" bleu-blanc-rouge avec un "J" jaune, imprimé des autocollants et des cartes de visite, ce moustachu au physique de Monsieur Loyal compte s'appuyer sur une plateforme Internet "pour mener un réel débat en ligne", "collecter des idées" comme il a pu le faire durant les manifestations en notant tout dans un cahier.

"Changer les choses" sur l'immigration. Le tout pour un programme dont il a avoué qu'il restait encore à définir mais qui sera organisé autour de cinq thèmes regroupant les griefs des "gilets jaunes" : "Dans l'ordre, le pouvoir d'achat, les retraites, la justice sociale et fiscale, l'immigration et la souveraineté", a-t-il détaillé, avant de développer sa pensée sur l'immigration. "Oui à une France terre d'accueil, mais nous avons 11 millions de Français dans la précarité la plus totale. Ne serait-il pas temps de changer les choses ?", a-t-il exposé. Pressé de dire s'il était proche ou non du Rassemblement national, il a affirmé que ce n'était "pas du tout" le cas. Il a en revanche indiqué avoir reçu "des appels du pied" pour rejoindre la liste que veut conduire Ingrid Levavasseur, ce qu'il a exclu car elle est "trop politisée" selon lui.