"Gilets jaunes" : le mouvement n'a "plus de débouché politique" estime Macron

, modifié à
  • A
  • A
Depuis Biarritz, Emmanuel Macron a évoqué le mouvement des "gilets jaunes".
Depuis Biarritz, Emmanuel Macron a évoqué le mouvement des "gilets jaunes". © IROZ GAIZKA / POOL / AFP
Partagez sur :
Le chef de l'État a indiqué vendredi à Biarritz qu'il ne voyait "plus de débouché politique" à la mobilisation des "gilets jaunes", à la veille de l'acte 27 du mouvement.

Emmanuel Macron ne voit "plus de débouché politique" au mouvement des "gilets jaunes". Le chef de l'État est revenu sur la mobilisation sociale depuis Biarritz, où il visite vendredi les installations du G7, qui se tiendra du 24 au 26 août dans la cité balnéaire basque. Le président de la République a appelé "au calme" ceux qui continuent à manifester et les invitant à voter, voire à se présenter aux élections, six mois après le début de cette contestation sociale. 

"Je considère pour ma part que j'ai apporté des réponses aux Françaises et aux Français sur ce qui avait conduit à ce mouvement, à la fois le 10 décembre et dans la conférence de presse que j'ai donnée. Je crois que (pour) celles et ceux qui continuent aujourd'hui (à manifester), il n'y a plus de débouché politique", a estimé Emmanuel Macron. "Nous avons fait notre part de travail, maintenant chacun doit aller, voter aux élections, et quand il porte des idées, se présenter aux élections", a-t-il ajouté.

"Il y a trop de violence dans notre société"

"Mais c'est beaucoup plus difficile de proposer un projet pour que d'être contre tout le reste". "On n'avance pas en étant contre", a poursuivi le chef de l'Etat. "Là, aujourd'hui, je vois beaucoup de gens qui sont contre, donc j'appelle tout le monde au calme. Il y a trop de violence dans notre société, il faut que chacun retrouve la juste mesure [...]", a-t-il déclaré. "Que celles et ceux qui ont une autre vision de ce que doit devenir le pays, la dessinent politiquement, lui donnent forme et se présentent aux élections. Mais la démocratie ça ne se joue pas le samedi après-midi", a-t-il insisté, appelant chacun à "retrouver le cours de sa vie, exprimer ses divergences d'opinion, le faire librement et le faire en particulier dans les temps que prévoit la démocratie, ceux du vote".

Après deux samedis marqués par un recul de la mobilisation, tombée à ses plus bas niveaux depuis le début du mouvement le 17 novembre, le noyau dur des "gilets jaunes" entend manifester samedi en France pour les six mois de cette contestation sociale inédite, à une semaine des élections européennes. Pour cet acte 27, des "appels nationaux" ont été lancés pour se rassembler à Reims et Nancy.