"Gilets jaunes" : "Le débat, oui, le n'importe quoi, non", dit Lecornu

, modifié à
  • A
  • A
Jeudi matin, le ministre a eu une conversation agitée avec une femme l'interpellant sur la présence de "gendarmes étrangers" dans les manifestations.
Jeudi matin, le ministre a eu une conversation agitée avec une femme l'interpellant sur la présence de "gendarmes étrangers" dans les manifestations. © LUDOVIC MARIN / AFP
Partagez sur :
En marge d'une visite dans les Hautes-Alpes, le ministre chargé des collectivités territoriales Sébastien Lecornu a fait part de son agacement face à ceux qui profèrent "des choses indignes".

Le ministre chargé des collectivités territoriales s'est élevé jeudi contre les "choses indignes" proférées par certains se revendiquant des "gilets jaunes" : "le débat, oui, le n'importe quoi, c'est non", a lancé Sébastien Lecornu, en déplacement dans les Hautes-Alpes.

"On arrête avec les mensonges, les insultes, les menaces". "On arrête avec les mensonges, les insultes, les menaces… avec celles et ceux qui se comportent comme des casseurs", a estimé Sébastien Lecornu, en marge d'une visite dans ce département au côté du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer à la rencontre des associations et des élus locaux. Dans la perspective du grand débat national issu de la crise des "gilets jaunes", "notre boulot à nous, ministres, c'est de parler avec l'immensité de nos concitoyens qui sont des gens raisonnables et veulent faire avancer le pays" et ceux "qui n'ont pas envie de dialoguer", a-t-il dit devant la presse.

Une discussion houleuse le matin même. "Il faut faire la part des choses entre nos concitoyens avec ou sans gilet jaune qui veulent débattre de ce pays, de leur quotidien, de fiscalité, de pouvoir d'achat" et ceux qui profèrent "des choses indignes", comme celles tenues le matin même devant lui par une femme, affirmant que l'État "engagerait des gendarmes étrangers pour gazer et tuer des citoyens français".