"Gilets jaunes" : "Il faut rechercher un nouveau pacte social", pour Jean-Pierre Raffarin

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L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelle à "s'appuyer sur l'ensemble des partenaires, 'gilets jaunes' compris". © LUDOVIC MARIN / AFP
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L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelle à profiter du "grand débat national", lancé face au mouvement des "gilets jaunes", pour fonder "un nouveau pacte social".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin souhaite la recherche, au travers du grand débat qui va être lancé mardi, d'un "nouveau pacte social" qui "consolidera la République", dans une interview au Parisien dimanche.

"S'appuyer sur l'ensemble des partenaires". "Il faut rechercher un nouveau pacte social, en remettant tous les acteurs sociaux autour de la table (...) Le nouveau pacte social doit s'appuyer sur l'ensemble des partenaires, 'gilets jaunes' compris", juge l'ancien chef du gouvernement de Jacques Chirac. "Le besoin de cohésion sociale est essentiel. Rien ne doit être fait pour favoriser 'la fracture sociale'", insiste-t-il, reprenant un diagnostic de l'ancien président. "Notre devoir est de nous impliquer dans cet exercice démocratique" du grand débat car selon Jean-Pierre Raffarin, "quel est notre choix ? L'exercice démocratique ou l'aventure politique!"

Jean-Pierre Raffarin se dit "inquiet" pour la République, au lendemain d'un acte 9 des "gilets jaunes" qui a vu une mobilisation en hausse, mais sans heurts majeurs. "La température sur les réseaux sociaux et dans la rue grimpe rapidement. Le temps qui passe ne sert pas la sagesse". D'après lui, "le scénario à l'italienne n'est pas impossible, les convergences entre l'extrême droite et l'extrême gauche sont en train de se construire". Cependant, la grande majorité des Français jugent ni probable ni souhaitable une alliance entre LFI, RN et le mouvement des "gilets jaunes", selon un sondage Ifop.

"Trouver le bon équilibre". "Les 'gilets jaunes' contestent un vote démocratique qui a donné cinq ans à l'actuel exécutif. Pour eux, l'objectif est la représentativité de l'instant. La société française est traversée par ces deux grandes forces paradoxales : le besoin de participation et le besoin d'autorité", développe encore Jean-Pierre Raffarin, selon qui "notre vivre ensemble doit trouver le bon équilibre entre ces forces".