"Gilets jaunes" : "Ceux qui attisent la haine des policiers dans la période sont de parfaits irresponsables", juge Benjamin Griveaux

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La mobilisation des "gilets jaunes" a tourné au chaos, samedi, dans plusieurs quartiers parisiens. Le bilan humain et matériel est lourd.

INTERVIEW

Des scènes de guérilla urbaine en plein cœur de la capitale. Le Paris "chic" s'est réveillé sous le choc dimanche matin, au lendemain de la manifestation des "gilets jaunes" qui a sévèrement dégénéré. L'Arc de Triomphe tagué, des dizaines de voitures incendiées, un hôtel particulier brûlé, des magasins pillés, des habitants et des touristes parfois effrayés… Emmanuel Macron et le gouvernement ont fermement condamné les violences.

Un comportement "détestable". Mais dans la classe politique, certains ont pointé du doigt des fautes commises par les forces de l'ordre. Invité de la Matinale d'Europe 1 dimanche, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux leur a rétorqué : "Ceux qui jettent de l'huile sur le feu et qui attisent la haine des policiers dans la période sont de parfaits irresponsables." Et de poursuivre, visiblement agacé : "La récupération politique ne va pas tarder à poindre le bout de son nez. C’est quelque chose de détestable. S’il y a un moment où il faut un petit peu d’union nationale autour de nos forces de l’ordre, c’est quand elles sont mises à rude épreuve, quand elles sont visées."

S'en prendre à l'Arc de Triomphe, "c'est inadmissible". "On a tous en tête les images de ce garde mobile qui commence à être lynché sous l'Arc de Triomphe, sauvé par des 'gilets jaunes', là où il y a quelques semaines à peine on célébrait la paix, la fin de la guerre. On a détérioré l'Arc de Triomphe hier, on s'en est pris à la flamme du soldat inconnu, c'est inadmissible", a dénonce Benjamin Griveaux. "Ceux qui jettent des polémiques sur le comportement qu'auraient eu les forces d'hier sont à mon avis très mal inspirés."

Depuis Buenos Aires, où il participait au G20, Emmanuel Macron a lui-même déploré "la souillure de l'Arc de Triomphe". "C'est immonde. Ce sont des gens qui sont morts dans les tranchées, souvent issus de milieux populaires, qu'on a envoyés se battre pour préserver la République, la nation. Les mots me manquent. C'est juste immonde ce qui s'est passé", s'est ému le porte-parole du gouvernement.