Gifle : Macron dénonce des faits "isolés" d'"individus ultraviolents"

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Emmanuel Macron a réagi auprès du "Dauphiné" à la gifle qu'il a reçu mardi en début d'après-midi.
Emmanuel Macron a réagi auprès du "Dauphiné" à la gifle qu'il a reçu mardi en début d'après-midi. © Ludovic MARIN / AFP / POOL
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Emmanuel Macron a dénoncé mardi en fin de journée, auprès du "Dauphiné", la gifle qu'il a reçu comme des faits "isolés" d'"individus ultraviolents". En déplacement dans la Drôme, le chef de l'Etat a été giflé en début d'après-midi par un homme alors qu'il était en train de saluer un groupe de badauds. 

Emmanuel Macron a voulu "relativiser" mardi la gifle qu'il a reçu lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dénonçant des "faits isolés", commis par "des individus ultraviolents" qui ne doivent pas, selon lui, "prendre possession du débat public". "Je ne voudrais pas que des individus isolés ou des gens qui vont vers les extrêmes puissent, en quelque sorte, faire oublier le reste", a-t-il ajouté dans un entretien au Dauphiné, ajoutant que ce type d'agression ne l'arrêterait pas.

"Ne laissons pas des faits isolés, des individus ultraviolents, comme il y en toujours quelques-uns dans les manifestations aussi, prendre possession du débat public: ils ne le méritent pas", a exhorté le chef de l'Etat. Emmanuel Macron a toutefois souligné la nécessité de "respecter les fonctions dans la République". "Les fonctions, quelles qu'elles soient, sont plus grandes que nous et ne doivent pas faire l’objet d’agression particulière", a-t-il plaidé, en faisant le parallèle avec les cas d'agressions de maires qui ont scandé l'actualité ces derniers mois.

"C'est de la bêtise. Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée, en se livrant à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte.

"Moi je continuerai à aller partout"

Quant à d'éventuelles appréhensions à retourner au contact des Français, Emmanuel Macron a dit n'en nourrir "aucune". "Moi je continuerai à aller partout", a-t-il assuré. "Je vais toujours au contact, à portée d'engueulade comme je dis. Et j'y tiens. Les gens m'expriment leur colère, parfois leur désarroi et je suis toujours là", a-t-il insisté, appelant à "ne rien céder à la violence". 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP