Gérald Darmanin ne "veut pas toucher" aux prestations sociales "individuelles"

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"On a le droit d'avoir des sensibilités différentes" a soutenu le ministre.
"On a le droit d'avoir des sensibilités différentes" a soutenu le ministre. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le ministre des Comptes publics va à l'encontre des déclarations de Bruno Le Maire qui avait jugé dimanche légitime de réduire la politique sociale sur l'emploi.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a assuré mercredi qu'il ne voulait pas "toucher" aux prestations sociales "individuelles", contrairement à son collègue Bruno Le Maire qui a jugé dimanche légitime de réduire la politique sociale sur l'emploi. "On a le droit d'avoir des sensibilités différentes", a reconnu le ministre sur BFM/RMC, tout en soulignant que le ministre de l'Economie n'avait "pas été maladroit". Mais "je pense qu'il ne faut pas toucher aux prestations sociales individuelles", a-t-il affirmé.

"Les difficultés sont grandes". "Je pense qu'il faut faire des réformes importantes dans le domaine social. Il y a évidemment des économies à faire dans le domaine social", a-t-il déclaré, donnant comme exemple la réforme de la prime d'activité, estimant qu'elle est souvent utilisée par les entreprises comme prétexte pour ne pas augmenter les salaires. "Moi, je ne suis pas sûr qu'il faille dans un moment où les Français voient la reprise économique, mais dont les difficultés sont grandes, qu'il faille baisser les prestations sociales", a-t-il insisté.Le cabinet de Bruno Le Maire a démenti "toute contradiction" avec les déclarations de Gérald Darmanin, rappelant que le ministre des Finances n'avait pas parlé dimanche des "aides sociales personnalisées". 

Baisse des aides aux entreprises. Gérald Darmanin a évoqué, en revanche, la réduction d'aides aux entreprises. "Je vais surtout essayer, en période de reprise économique, de réduire les aides aux entreprises", a-t-il affirmé, estimant leur montant total pour cette année à 140 milliards d'euros.  Selon lui, Bruno Le Maire, qui "travaille aujourd'hui sur une réforme des aides aux entreprises", "a proposé (de les réduire) pour à peu près 5 milliards d'euros". "A un moment où l'on baisse la fiscalité très fortement pour les entreprises - on a baissé l'impôt sur les sociétés, on a mis en place la flat tax, on a supprimé l'ISF - et à un moment où l'on a une croissance économique qui revient, des entreprises qui vont un peu mieux, eh bien il faut accepter l'idée (d'une baisse des aides aux entreprises)" a-t-il insisté.