Six jours après sa présentation, le budget arrive ce mercredi dans l'hémicycle en commission des finances. Le gouvernement n'a toujours pas de majorité et les oppositions, gauche et Rassemblement national en tête, vont tenter de déboulonner les principales mesures de la copie initiale ?
Une catastrophe pour La France insoumise, un très mauvais budget pour le Rassemblement national et une provocation pour le Parti socialiste. Au cœur des critiques, les mesures qui frappent le portefeuille des Français.
Un budget cible de nombreuses critiques
Les oppositions sont vent debout contre le gel des pensions de retraite et le coup de rabot sur l'abattement fiscal des retraités. Autre sujet de discorde, le gel des allocations familiales, que le gouvernement propose de maintenir à leur montant de 2026 pour économiser 500 millions d'euros.
Même fronde contre la décision du gouvernement de ne pas revaloriser les aides au logement en fonction de l'inflation. La gauche s'élève aussi contre le gel du point d'indice des fonctionnaires qui sert à calculer leur rémunération.
De son côté, le RN fustige la volonté du gouvernement d'instaurer un prélèvement d'1,4 milliard d'euros sur les avoirs non réclamés. Des comptes bancaires ou des livrets A oubliés qui sont provisoirement transférés à la Caisse des dépôts.
Inacceptable pour le Rassemblement national qui redoute que le gouvernement cherche, à terme, à piocher dans l'épargne des Français pour équilibrer les comptes de l'État.