Gabriel Attal tacle Jean-Luc Mélenchon : "Il aimerait que l'on ait un accident grave dans une manifestation de gilets jaunes"

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Invité dimanche du Grand Rendez Vous d'Europe 1, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education Nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, s'en est pris à Jean-Luc Mélenchon et à son "instrumentalisation" de la mobilisation de la mission Sentinelle dans le cadre des manifestations de "gilets jaunes".
INTERVIEW

"C’est totalement irresponsable ce qu’il a fait". Dimanche, sur Europe 1, le secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, Gabriel Attal, s'est offusqué de la réaction de Jean-Luc Mélenchon après l'annonce de la mise à contribution de militaires lors des manifestations de "gilets jaunes" samedi pour soulager la charge des forces de l'ordre.

"Comment peut-on imaginer en France que le gouvernement demande aux militaires de tirer sur la foule ?"

Faite mercredi, cette annonce avait suscité un tollé politique, l'opposition dénonçant un mélange des genres et un risque d'escalade. Le chef de file de La France insoumise avait notamment demandé au Premier ministre Édouard Philippe de venir s'expliquer devant l'Assemblée nationale sur la mobilisation de l'armée, fustigeant "une déclaration aussi aventureuse que périlleuse". Il avait par ailleurs lancé un appel aux militaires de la mission Sentinelle, leur demandant de ne pas tirer même s'ils devaient en recevoir l'ordre, lors des manifestations de samedi. 

"On a entendu Jean-Luc Mélenchon dire : 'Ne respectez pas l’ordre de tirer'. Comment peut-on imaginer, en France, que le gouvernement demande aux militaires de tirer sur la foule ? Ça, ce sont les inspirations bolivariennes de Jean-Luc Mélenchon. Ça n’est pas ce qui se passe en France aujourd’hui", a estimé le secrétaire d'Etat sur le plateau du Grand Rendez-vous d'Europe 1.

"Jean-Luc Mélenchon cherche l’escalade des violences"

"Jean-Luc Mélenchon cherche l’escalade des violences. Il aimerait, je pense, que l’on ait un accident grave dans une manifestation. Si quelqu’un venait à décéder dans une manifestation, je ne suis pas sûr qu’il le regretterait. En tout cas, je pense que ça servirait sa course à l’escalade et sa course à l’instrumentalisation", a insisté Gabriel Attal.

Selon lui, le gouvernement a pourtant été suffisamment clair dans son annonce de la mise à contribution des militaires : "Aujourd'hui, la lutte contre le terrorisme en France passe par la protection des sites les plus sensibles, les institutions, les aéroports, les gares... Et cette protection est assurée par des soldats de Sentinelle et des policiers", a-t-il précisé. "Ce que l'on a dit, c'est que désormais les samedis, parce que l'on a besoin des policiers pour faire du maintien de l'ordre dans les manifestations, on allait renforcer Sentinelle sur cette mission pour dégager des moyens de policiers sur les manifestations. Ça a été dit clairement par Benjamin Griveaux, ça a ensuite été réaffirmé par le Premier ministre et par Florence Parly. Il y a eu de l'instrumentalisation !"