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Fusillade à Nantes : Laurent Nuñez déterminé à poursuivre «la guerre contre le narcotrafic»

FRED TANNEAU / AFP [FRED TANNEAU / AFP]

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé vendredi la mort d'un adolescent de 15 ans à Nantes, dans une fusillade "manifestement liée au trafic de drogue". "Cette guerre on la mène avec détermination et on ne lâchera rien", a-t-il martelé. 

En déplacement à Nantes ce vendredi matin au lendemain d'une fusillade meurtrière, le ministre de l'Intérieur a affirmé sa détermination "intacte et totale" dans la guerre contre le narcotrafic. 

"Cette guerre on la mène avec détermination et on ne lâchera rien. Oui le combat est compliqué mais on ne perdra pas cette guerre", a-t-il déclaré, depuis le lieu de la fusillade, où il est arrivé en fin de matinée. 

Laurent Nuñez a, par ailleurs, confirmé la mort d'un adolescent de 15 ans et a souligné que les jours d'un deuxième jeune très gravement blessé "ne sont plus en danger". 

"Un point de deal très convoité"

D'après le ministre, le bilan du drame survenu jeudi soir dans le quartier populaire de Port-Boyer, au nord de Nantes, s'élève donc à un jeune décédé et deux grièvement blessés mais dont les jours "ne sont plus en danger". La veille, le procureur de Nantes, Antoine Leroy, avait annoncé que le pronostic vital d'un des deux blessés, âgé de 13 ans, était "très engagé".

Jeudi, vers 19h30, deux personnes sont arrivées et ont ouvert le feu sur un groupe de jeunes adolescents, dans ce quartier hérissé de barres d'immeubles construites au milieu de la verdure au bord d'une rivière, a rappelé le ministre.

"Les motifs de cette fusillade (...) sont très probablement liés, évidemment, au trafic de stupéfiants. Ce qui ne veut pas dire (...) que les individus qui ont été touchés et a fortiori la personne qui est décédée, étaient liées au trafic", a souligné Laurent Nuñez.

Selon lui, le lieu de la fusillade est "un point de deal très convoité". La police nationale y "travaille énormément" et avait procédé à cinq interpellations de trafiquants dans le quartier au mois de mars. "Evidemment, ça crée des guerres de territoire", a-t-il dit.

"Il y a des drames qui se produisent", mais "il faut continuer à déstabiliser, à démanteler des réseaux. Ce qui s'est passé hier (jeudi) renforce notre détermination pour poursuivre cette lutte incessante" contre le narcotrafic, a-t-il encore déclaré, après avoir échangé avec des habitants et la maire de Nantes, Johanna Rolland.