Le détroit d’Ormuz a été fermé, menaçant le commerce mondial de pétrole. À Paris, Emmanuel Macron a réuni un conseil de défense exceptionnel. La France affirme ne pas être impliquée et plaide pour une réponse diplomatique face à l’escalade.
Nouvelle étape dans la crise : le passage par le détroit d’Ormuz n’est plus autorisé. La force navale européenne a indiqué que les Gardiens de la révolution ont prévenu les navires par radio.
Ce corridor stratégique concentre une part essentielle du commerce mondial de pétrole. Sa fermeture fait redouter une onde de choc économique. À Paris, le président Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense exceptionnel à l’Élysée, réunissant responsables militaires et services de renseignement.
La France "n’a été ni prévenue ni impliquée"
Le chef de l’État a affirmé que la France "n’a été ni prévenue ni impliquée" dans les frappes menées par les États-Unis et Israël. Des échanges ont eu lieu avec les pays alliés touchés par les tirs iraniens, notamment le Qatar et les Émirats arabes unis.
En revanche, aucun entretien n’a été confirmé à ce stade avec Washington ou Tel-Aviv. Paris plaide pour une désescalade diplomatique. Emmanuel Macron demande la réunion en urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que la question du nucléaire iranien et des activités balistiques "ne se réglera pas par les seules frappes".
Sur le plan intérieur, le ministre de l’Intérieur a annoncé un renforcement de la vigilance des forces de l’ordre sur l’ensemble du territoire. La France se prépare aux répercussions d’une crise désormais mondiale.