Le ministère des Affaires étrangères iranien a convoqué mercredi l'ambassadeur du Royaume-Uni pour protester contre son projet de loi visant les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a rapporté l'agence de presse gouvernementale Irna.
"Toute législation hostile visant la République islamique d'Iran (...) se heurtera à une réponse réciproque et ferme", a déclaré un responsable du ministère pour l'Europe.
Le gouvernement britannique a annoncé lundi une loi désignant les Gardiens de la Révolution comme organisation représentant une menace à la sécurité nationale, afin de renforcer la lutte contre ses activités.
L'armée américaine a annoncé mercredi avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l'Iran, la deuxième de la journée.
"Les frappes visent des capacités militaires iraniennes utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d'Ormuz", a précisé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
L'armée américaine a annoncé ce mercredi dans un communiqué la fin d'une "vague de 90 minutes" de frappes contre des cibles militaires sur l'île iranienne de Grande Tunb, à l'entrée du détroit stratégique d'Ormuz.
"Les frappes ont encore réduit la capacité de l'Iran à attaquer les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz", a affirmé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans son communiqué.
Les cours du pétrole montent un peu mercredi, après le rétablissement du blocus des ports iraniens, les investisseurs tentant de voir clair dans le revirement de Donald Trump sur l'imposition d'une taxe sur les navires en transit par le détroit d'Ormuz.
Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, montait de 0,71% à 85,33 dollars.
Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, progressait de 0,78% à 79,96 dollars.
L'armée iranienne a annoncé la mort de sept militaires lors de frappes américaines menées ces dernières heures dans le sud-est de l'Iran, en pleine escalade qui met en péril le protocole d'accord avec Washington.
"Ce matin, l'armée terroriste américaine a tiré 13 missiles" sur une caserne située près de la ville d'Iranshahr à 1.500 kilomètres de Téhéran, a déclaré dans un communiqué l'armée, précisant que sept militaires avaient été tués.
La ville portuaire de Bouchehr (sud-ouest), où se trouve la seule centrale nucléaire d'Iran, a été visée mercredi par de nouvelles frappes américaines qui n'ont pas fait de victimes, selon l'agence de presse gouvernementale Irna.
"L'ennemi américain a attaqué aujourd'hui trois points à Bouchehr", a indiqué à Irna le gouverneur de la ville, Mohammad Mozafari, au lendemain d'une précédente attaque, en pleine escalade militaire entre Téhéran et Washington.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mercredi que le détroit stratégique d'Ormuz resterait fermé jusqu'à la fin des "actes d'agression" américains, dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat iranienne Irib.
Washington a lancé mardi une nouvelle série de frappes contre l'Iran et recommencé à bloquer ses ports. "Les opérations de représailles des combattants se poursuivront, et le détroit d'Ormuz restera fermé jusqu'à ce que les Etats-Unis mettent fin à leurs actes d'agression", a indiqué le Corps des Gardiens de la Révolution (IRGC).
L'Iran a rapporté tout au long de la journée puis dans la nuit de mardi à mercredi des bombardements tous azimuts notamment à Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm - sur le détroit d'Ormuz - et dans la ville d'Ahvaz (sud-ouest).
Il s'agit de la quatrième nuit de frappes américaines consécutive. Donald Trump a envoyé la semaine dernière une notice officielle au Congrès pour signaler la reprise du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines.
L'Iran a continué à riposter en frappant des installations américaines, notamment une base militaire abritant des avions de combat en Jordanie, a indiqué dans la nuit l'agence de presse officielle Irna.
Le Koweït, touché plus tôt mardi par des frappes iraniennes ayant blessé quatre militaires, a ensuite dit dans la nuit faire face à de nouvelles attaques de drones. Et les sirènes d'alerte aérienne ont retenti à Bahreïn, selon les autorités.
Donald Trump a affirmé mardi sur Fox News qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine si aucun accord n'était conclu avec Téhéran.
"La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux car la semaine prochaine ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine ce sera au tour des ponts", à moins que les Iraniens ne "s'assoient à la table des négociations", a déclaré le président américain.