François Asselineau prendra la tête d'une liste aux européennes en faveur du "Frexit"

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François Asselineau veut se démarquer de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes.
François Asselineau veut se démarquer de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes. © THOMAS SAMSON / AFP
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Le partisan du Frexit et président de l'Union populaire républicaine veut mener une liste aux européennes de mai 2019 pour quitter l'UE, qu'il critiquait déjà lors de l'élection présidentielle de 2017.

Les européennes comme objectif d'un farouche adversaire de l'UE. François Asselineau, ancien candidat à l'élection présidentielle, a annoncé vendredi qu'il allait prendre la tête d'une liste aux élections européennes de mai 2019 "pour mener à bien le Frexit", la sortie de la France de l'Union européenne.

Quelques "personnalités d'ouverture". "Je mènerai une liste, avec d'ailleurs quelques personnalités d'ouverture, pour appeler tous les Français à se rassembler pour mener à bien le Frexit, comme les Britanniques mènent à bien le Brexit", a annoncé le président de l'UPR (Union populaire républicaine) au micro de Sud Radio, sans préciser les noms de ses colistiers.

L'UE, "une utopie qui ne marche pas". "Ni Marine Le Pen, ni Nicolas Dupont-Aignan, ni Jean-Luc Mélenchon ne veulent sortir de l'Union européenne et de l'euro, ils promettent tous une autre Europe, mais ça fait soixante ans qu'on promet une autre Europe et moi, j'explique que non, on ne peut pas changer l'Europe puisqu'il faut l'unanimité des États membres", a argumenté François Asselineau. "De toute façon, la construction européenne est en train de s'effondrer, il suffit d'aller regarder ce qui se passe en Italie, en Allemagne, en Autriche, en République Tchèque, en Hongrie, en Pologne, on a construit une utopie qui ne marche pas", a estimé le président de l'UPR.

Le budget italien rejeté par une "dictature". François Asselineau a également dénoncé le rejet par la Commission européenne du budget de l'Italie, y voyant la preuve que "nous sommes dans une dictature". "Vous avez un pays souverain, avec un gouvernement soutenu par au moins 70% du peuple italien qui décide de faire un budget souverain et puis voilà que Jean-Claude Juncker et Pierre Moscovici, c'est-à-dire des fonctionnaires qui ne sont pas Italiens, qui ne sont élus par personne, retoquent ce budget, ça s'appelle une dictature", a-t-il expliqué.