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Actuellement à l'antenne

Fin de vie : les critères d'accès à l'euthanasie et au suicide assisté assouplis, l'inquiétude monte chez les opposants au texte

Assemblée nationale (image d'illustration). [Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L'examen du texte sur la fin de vie se poursuit en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Et plus les débats avancent, plus les opposants à la création d'une aide à mourir voient leurs craintes se confirmer. Toutes les digues semblent sauter une par une. Les critères d'accès à l'euthanasie et au suicide assisté ont été significativement assouplis par les députés. 

Alors que sur les bancs rouges, la lassitude se fait sentir, les députés continuent à débattre sans relâche. Mais si les partisans de l'euthanasie affirment échanger sur un texte d'équilibre voulu par les Français, les opposants ne cachent plus leur inquiétude face aux multiples ouvertures et risques de dérives qu'ils pointent dans cette nouvelle copie. 

Plus de 150 amendements ont été rejetés d'emblée

"J'ai l'impression de crier dans le désert", soupire un élu qui rappelle que plusieurs digues importantes ont sauté cette semaine. Ainsi, par exemple, le patient a désormais le choix. 

Il pourra s'administrer la substance létale ou réclamer que le geste soit pratiqué par un soignant, même s'il en est capable physiquement. Par ailleurs, la souffrance physique ou psychologique insupportable, l'un des cinq critères nécessaires pour avoir droit à une aide à mourir, n'a plus besoin d'être constante. 

Et, dans le même temps, plus de 150 amendements visant eux à mieux encadrer l'accès à l'euthanasie pour protéger les personnes les plus vulnérables ont été rejetés d'emblée par la Commission des finances. Ils étaient jugées irrecevables au prétexte qu'ils aggraveraient une charge publique. Les débats doivent reprendre ce vendredi dans l'hémicycle avant un vote solennel sur ce texte sur la fin de vie mardi prochain.