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Fin de vie : l'Assemblée nationale examine la «grande loi sociétale» qu'Emmanuel Macron s'empresse de faire adopter

(Illustration) [Aline Morcillo / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Après le rejet du référendum par le Conseil constitutionnel, le corpus de textes sur la fin de vie est examiné à partir ce lundi à l'Assemblée nationale. Le président de la République en a fait une de ses priorités de fin de mandat, malgré l'absence de consensus au Parlement.

C'est l'ultime étape pour cette "grande loi sociétale" promise par Emmanuel Macron. L'Assemblée nationale examine le texte sur la fin de vie, en séance publique, à partir de ce lundi. L'exécutif joue désormais la montre face à un calendrier parlementaire très contraint. Avec des élections sénatoriales en septembre et une campagne présidentielle qui approche, le gouvernement sait qu'il reste une fenêtre très étroite pour faire adopter le texte.

"Il n'y a pas de consensus dans la société"

Conséquence, le Parlement sait qu'il doit avoir légiféré, malgré le désaccord persistant entre le Sénat, où il a été rejeté, et l'Assemblée, où il a été adopté.

"Il n'y a pas de consensus sur ce texte, il n'a pas déjà de consensus dans la société, il n y a pas consensus au Parlement. Il serait particulièrement dangereux de faire passer en force ce texte alors que la commission mixte paritaire n'a pas pu conclure", défend la présidente de la Société française des soins palliatifs, Ségolène Perruchio.

Si le parcours législatif prévoit de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale, sénateurs et opposants réclament toujours une grande consultation nationale. Ils pointent enfin du doigt la promesse non tenue du chef de l'État d'organiser un référendum sur le sujet, en 2024.