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Fin de vie : la mise en oeuvre de la loi se poursuit malgré malaise de certaines équipes de soins palliatifs

[Thibaud MORITZ / AFP]

La révélation du protocole de l'aide à mourir met profondément mal à l'aise les équipes travaillant en soins palliatifs. Du côté de l'État, pas de réaction pour le moment. D'autant que le gouvernement ne compte pas mettre en pause la mise en œuvre du suicide assisté. 

Après les révélations sur les protocoles de l’aide à mourir, comment le gouvernement répond-il au malaise des professionnels des soins palliatifs ? La Haute-autorité a dévoilé les règlements autour de l'administration de l'injection létale, suscitant le malaise au sein de certaines équipes. Pour le moment, pas de réaction officielle et pas de pause dans la mise en œuvre du suicide assisté et de l’euthanasie.

Le ministère de la Santé indique que les textes réglementaires sont toujours en préparation. La Haute Autorité de santé doit publier le mois prochain sa recommandation sur la substance létale et les conditions de son utilisation.

En attendant, le premier argument du gouvernement face aux soignants mal à l'aise face aux protocoles reste la clause de conscience. La loi du 18 août prévoit que les professionnels concernés ne sont pas tenus de participer à la procédure. Mais l’exécutif a refusé d’aller plus loin.

Un malaise loin d'être nouveau

Le 21 janvier, au Sénat, un amendement voulait interdire l’aide à mourir dans les unités de soins palliatifs. Stéphanie Rist avait dit comprendre cette volonté et rappelé la clause de conscience des professionnels, avant de donner un avis défavorable : selon la ministre, cela aurait obligé certains patients à changer d’établissement.

Et le malaise qui éclate aujourd’hui n’était pas un angle mort. Dès février, le ministère avait demandé à la Haute Autorité de santé de prévoir la conduite à tenir en cas de difficulté, d’échec ou de complication lors de l’administration du produit létal.

Le détail très concret de ces protocoles apparaît aujourd’hui au grand jour alors que le débat parlementaire est terminé et la loi déjà promulguée.