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Yanis Darras , modifié à
Le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol était l'invité d'Europe 1 ce jeudi. Au micro de Dimitri Pavlenko, le Premier secrétaire délégué du parti socialiste (PS) est revenu sur les tensions au sein du parti et sur la stratégie a appliquer pour imposer le bloc de gauche comme première opposition au gouvernement. 

"Bordélisation" du débat pour Gérald Darmanin, "transformation de l'Assemblée en ZAD" pour Marine Le Pen... Les réactions politiques n'ont pas manqué ces quinze derniers jours face à la stratégie de la Nupes, et plus particulièrement de La France insoumise, dans le cadre de l'examen du projet de loi de réforme des retraites

 

Exprimer ce que le PS propose sur le fond

Ces derniers ont déposé des milliers d'amendements, afin de ralentir l'examen du texte. Une stratégie vivement critiquée par la majorité et la droite, mais aussi par une partie de la gauche, dont les écologistes ou encore les socialistes. "Est-ce qu'il faut être dans l'outrance ?" se questionne au micro d'Europe 1, Nicolas Mayer-Rossignol. 

Le maire de Rouen, qui s'est illustré ces dernières semaines dans l'actualité en contestant les résultats de l'élection du nouveau Premier secrétaire du parti, prône un changement de stratégie pour le Parti Socialiste. "J'essaye de porter, et je croise que cette thèse est validée aujourd'hui, c'est cette idée qu'on a besoin d'une opposition crédible et que pour s'opposer de façon crédible, il faut savoir ce que le PS propose sur le fond", explique-t-il. 

"Le bloc de gauche est le plus faible"

"On peut être allié (avec La France insoumise) sans être aligné", poursuit le Premier secrétaire délégué du parti. "Des trois blocs actuels dans le paysage politique, c'est le bloc de gauche qui est le plus faible. Et clairement, la stratégie du bruit et de la fureur", ne rencontre pas l'approbation de tous, note Nicolas Mayer-Rossignol. 

"Écoutez l'intersyndicale. Vous avez vu les propos de Laurent Berger et de Philippe Martinez? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont pas tendres", souligne-t-il. "Donc est ce qu'on veut demain que la gauche redevienne crédible, c'est-à-dire, capable de proposer une alternative et demain l'alternance? Ou bien, est-ce qu'on veut rester 'les plus riches du cimetière'?", conclut le maire de Rouen, qui souhaite désormais "s'opposer de manière crédible" au gouvernement et à Emmanuel Macron.