Au lendemain de l'exclusion de CNEWS d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, Maud Bregeon a pris la défense de la chaîne ce mercredi 28 octobre. La porte-parole du gouvernement dénonce les attaques entre médias et s'inquiète pour la sécurité des journalistes, dans un climat de fortes tensions.
Maud Bregeon hausse le ton. Alors que CNEWS est au cœur d'une polémique après avoir été exclue d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, la porte-parole du gouvernement a pris la défense de la chaîne ce mercredi 28 octobre, à l'issue du Conseil des ministres. Elle a notamment rappelé l'importance du pluralisme et mis en garde contre les attaques personnelles visant les journalistes.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement vient d'annoncer qu'un hommage national sera rendu aux victimes de l'attentat terroriste raciste de Trappes, qui a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, vendredi dernier. Une attaque qui suscite également de vives tensions dans le débat politique et médiatique.
"Ça n'a pas sa place en démocratie"
Interrogée par un journaliste indépendant qui mettait notamment en cause CNEWS, Maud Bregeon a fermement réagi. "Si vous avez un problème avec CNEWS, c'est votre droit, mais ce n'est pas auprès de moi qu'il faut venir le relater", a-t-elle lancé.
Une réaction qui intervient au lendemain d'un incident à l'Assemblée nationale. Mardi, des journalistes de CNEWS ont été refoulés d'une conférence de presse avec le maire de Trappes, Ali Rabeh, organisée par le groupe Écologiste et Social. Des élus écologistes ont également mis en cause la chaîne pour sa couverture médiatique de Trappes. Selon Europe 1, certains demandent désormais le retrait de ses accréditations à l'Assemblée nationale.
La porte-parole du gouvernement s'inquiète aussi des conséquences que peuvent avoir ces attaques sur la sécurité des professionnels de l'information. Elle rappelle que des journalistes sont régulièrement pris à partie physiquement lors de manifestations. "Est-il vraiment sain et acceptable au sein de cette enceinte d'avoir des médias qui attaquent d'autres médias, d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément ?", s'interroge-t-elle.