Les électeurs auront le choix le 26 mai entre 33 listes différentes. 8:00
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Clémence Olivier , modifié à
Au micro de Wendy Bouchard, sur Europe 1, Bruno Jeudy, rédacteur en chef à "Paris Match", et Olivier Duhamel, politologue et éditorialiste à Europe 1, ont rappelé combien il est nécessaire de s'informer, avant de voter, sur les groupes au Parlement européen dans lesquels les députés élus iront siéger.
LE TOUR DE LA QUESTION

Un vote oui, mais pour qui ? Mardi, au micro de Wendy Bouchard, dans le Tour de la question sur Europe 1, Bruno Jeudy, rédacteur en chef à Paris Match et Olivier Duhamel, politologue et éditorialiste à Europe 1, ont tenté d'éclairer les citoyens déterminés à voter lors des prochaines élections européennes et pourtant toujours indécis. Selon un sondage Ifop publié fin avril, seulement quatre Français sur dix comptent aller voter le 26 mai prochain. Parmi ces électeurs, 40 % disent douter de leur choix et assurent pouvoir changer d'avis jusqu'au dernier moment, affirme sur Europe 1 Bernard Sananès, politologue et président de l'institut de sondage Elabe.

"Il serait temps que l'on comprenne les enjeux de ces élections", rappelle mardi Olivier Duhamel. Le politologue insiste notamment sur le fait qu'il ne s'agit pas, au fond, de voter pour des partis français mais pour des groupes européens auxquels les partis vont se rallier. "Il faut savoir dans quel groupe les différentes personnes vont siéger et quel poids ils auront dans ces groupes", insiste l'éditorialiste.

"C'est encore un match droite-gauche qui se profile"

Selon Bruno Jeudy, les députés européens n'auront de l'importance que s'ils font partie d'un groupe européen important comme le PPE - le parti populaire européen, qui compte aujourd'hui 217 députés sur un total de 751 - ou encore le S&D, les sociaux démocrates (187 députés). "Aujourd'hui, quand on regarde les projections pour cette élection, on voit que c'est la droite avec le parti populaire européen (le PPE) qui domine d'assez loin. La deuxième force politique devrait être les sociaux-démocrates, grâce aux socialistes espagnols, belges, italiens", détaille le chef du service politique de Paris Match. "C'est encore un match droite-gauche qui se profile. Les groupes Verts et gauche extrême sont beaucoup plus faibles", ajoute-t-il.

>> De 9h à 11h, c’est le tour de la question avec Wendy Bouchard. Retrouvez le replay de l’émission ici

"Le PPE et les sociaux démocrates n'auront pas la majorité", prédit Duhamel

Pour autant, estime Olivier Duhamel, voter pour un parti qui va s'allier à un groupe plus minoritaire comme LREM qui devrait se rallier à l'alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) ou Europe Ecologie-Les Verts qui se ralliera au groupe écologiste n'est pas forcément une mauvaise stratégie. "Je vous prend un pari : pour la première fois dans l'histoire des élections européennes, le PPE et les sociaux-démocrates n'auront pas la majorité. Or, ça fait depuis 1979 qu'ils gouvernent l'Europe ensemble. C'est un changement considérable", explique-t-il. "Aussi, pour fabriquer les nouvelles majorités, ils seront obliger de faire un accord à trois durable, avec par exemple, le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux ou alors de trouver des alliés texte par texte. Donc vous allez peser".

Les électeurs auront le choix le 26 mai entre 33 listes différentes. C'est un record. En 1999, dernier scrutin comparable avec une circonscription unique, 20 listes de 87 candidats avaient été déposées.