En conclusion de son discours budgétaire, Sébastien Lecornu a confirmé que l'objectif des 5% de déficit sera atteint. "La France tient ses engagements. La France est gouvernée. La France reste crédible", a-t-il martelé.
Il a toutefois fait part de sa "déception mais aussi de l'inquiétude" à observer "une partie de la classe politique préférer le blocage au travail", ainsi qu'une "certaine tristesse à voir la vie parlementaire n’avoir fonctionné jusqu’au bout que pour un seul des deux textes budgétaires".
"J’ai voulu une approche nouvelle. Je n’y renonce pas. Même si la vie des partis politiques et les appétits liés à la prochaine campagne présidentielle ont parfois eu raison du bon sens et de la responsabilité. La mienne en tout cas est d’aller au bout de la mission qui m’a été confiée. Donner un budget à la France. Servir le pays", a-t-il déclaré.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué que son gouvernement "assumait des exceptions" sur le volet budgétaire, permettant une hausse de dotation dans plusieurs domaines.
En premier lieu pour la Défense, avec "un effort considérable qui va permettre à nos armées de changer de dimension", a-t-il assuré. "La situation internationale l’exige et commande de nous donner les moyens de notre autonomie", a-t-il ajouté, annonçant qu'une nouvelle loi de programmation militaire sera votée "avant le 14 juillet".
Par la même, il a soutenu que les ministères de l'Éducation nationale et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "Parce que c'est l'avenir du pays, qui peut être contre ?"
Une augmentation aussi pour le ministère de la Transition écologique pour son "fonds vert" et l'engagement de nouveaux projets à l'échelle locale.
Enfin, une "priorité" sera donnée aux Outre-mer. "En particulier, les mesures en faveur du soutien à la Nouvelle-Calédonie et la reconstruction de Mayotte qui seront bien mises en œuvre", a-t-il conclu.
Dans son discours budgétaire, Sébastien Lecornu a appelé à "la nécessité de réaliser des économies structurelles justes et efficaces".
Il a soutenu que "pour la première fois, les dépenses des 5 sur 6 ministères, en euro courant, seront inférieures à celles de l’année dernière", annonçant également "une réforme de l’État et de la décentralisation [qui] permettront de nous interroger sur ce que nous attendons de l’État à l’avenir et enfin interroger en profondeur l'efficacité de la dépense publique".
Il a également déclaré que le gouvernement "n'acceptera pas" la baisse des moyens de fonctionnement des communes de près de 20% votée cette semaine, à l'initiative du Rassemblement national.
Le Premier ministre a "confirmé les engagements" pris par le gouvernement sur l'agriculture ce mardi 13 janvier.
"Je confirme que les engagements pris par le gouvernement ces derniers jours seront tenus. Et la crise que nous connaissons justifie pleinement de ne pas voir les débats au Parlement s’enliser", a-t-il rappelé.
Pour rappel, un plan de 300 millions a été promis, comprenant une simplification des normes, un moratoire sur l'eau, des assouplissements sur les nitrates ainsi qu'un soutien fiscal.
Soulagement pour les entreprises du bâtiment, le gouvernement vient d'annoncer le maintien du dispositif "MaPrimeRenov'" qui avait été suspendu à cause de la mise en place de la loi spéciale, en l'absence d'un budget pour l'année 2026.
"C’est un dispositif utile, efficace. Mais nous lutterons davantage contre les abus et les détournements encore trop nombreux", a-t-il souligné.
Sébastien Lecornu a assuré ce vendredi soir, dans une allocution centrée autour du budget, que les bourses étudiantes allaient être maintenues et que tous les étudiants pourront disposer de repas à 1 euro "à compter du mois de mai".
Il a également annoncé la création de "2.000 postes supplémentaires" dans l'Éducation nationale, "notamment pour accueillir nos enfants en situation de handicap".
"Nous ne devons pas abandonner le combat contre le chômage. Nous faisons donc un choix important : nous ne toucherons pas aux allégements de charges. Parce qu’augmenter les charges, c’est augmenter le coût du travail pour les employeurs. Et augmenter le coût du travail, c’est menacer l’emploi et donc notre économie", a soutenu Sébastien Lecornu, ce vendredi soir, dans sa prise de parole.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré durant sa prise de parole qu'il n'y aura "Aucune augmentation de la fiscalité sur les ménages, directe ou indirecte".
"Il n’y aura aucune mesure pesant sur les allocations pour les personnes en situation de handicap ou pour les allocations sur le logement, les APL. De même, il n’y aura pas de réforme de l'abattement de l’impôt sur le revenu pour les retraités", a-t-il détaillé.
Il soutient toutefois que le gouvernement se "battra contre la fraude, la suroptimisation fiscale et certains abus ou détournement de la loi". Avant de conclure : "chacun doit payer sa juste part, c’est une question de justice fiscale, et l’attente des contribuables est forte."
Sébastien Lecornu a annoncé que les impôts n'allaient pas augmenter durant l'année 2026.
"Reconnaître la primauté du travail justifie également que l’impôt sur le revenu n’augmente pas : le barème sera ainsi revalorisé pour que l’inflation ne se transforme pas en augmentation masquée de l’impôt", a insisté Sébastien Lecornu, ce vendredi soir.
Dans son allocution, le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé des députés d'"entraver" et de "bloquer" le travail parlementaire sur le texte du budget de l'État.
"La France insoumise et le Rassemblement national ont méthodiquement rendu le texte incohérent et donc invotable. Ce n’est pas une divergence de fond : c’est une stratégie cynique et délibérée", a-t-il déclaré.
L'allocution du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui doit présenter ses propositions en vue d'un compromis sur le budget pour 2026 après l'interruption des débats à l'Assemblée, sera diffusée à 18H30 vendredi, a annoncé Matignon
En quête d'un compromis avec le Parti socialiste afin d'éviter la censure, Sébastien Lecornu compte généraliser dans le texte du budget 2026 les repas universitaires à 1 euro.
"Le Parti socialiste dans les discussions budgétaires veut des mesures nouvelles" pour la jeunesse "avec la généralisation des repas universitaires pour les étudiants à 1 euro", a annoncé l'entourage du Premier ministre. "Cette nouvelle mesure sera inscrite dans le budget final."
Sébastien Lecornu prendra la parole vendredi "en fin de journée" depuis l'hôtel de Matignon pour présenter ses propositions en vue d'un compromis sur le budget qui lui permettrait d'éviter une censure, a annoncé son entourage.
Le Premier ministre va ainsi "présenter les éléments de fond pour construire le contenu d'un accord sur le projet de loi de Finances".