Emmanuel Macron voit deux phases dans le mouvement des "gilets jaunes"

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Le président tenait un débat jeudi avec des enfants.
Le président tenait un débat jeudi avec des enfants. © LOIC VENANCE / AFP
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Le président a expliqué au cours d'un débat avec des enfants jeudi que les "gilets jaunes" étaient ceux "qui n'arrivaient plus à s'en sortir", avant que des "ultras" viennent "tout casser". 

Emmanuel Macron, interrogé sur le mouvement des "gilets jaunes" jeudi lors d'un échange avec des enfants à Beaupréau-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire, a estimé qu'il y avait eu deux phases dans le mouvement. Au début, les "gilets jaunes" étaient des gens qui "n'arrivaient plus à s'en sortir" et disaient "on ne vit pas assez bien". "Et puis, on doit prendre la voiture pour aller travailler, ça coûte de plus en plus cher et on a plein de contraintes et (...) on est loin des grandes villes", a expliqué le président de la République à son jeune auditoire.

"C'est pour ça qu'il y a d'ailleurs beaucoup de Françaises et de Français qui ont dit : on est d'accord" avec les "gilets jaunes", a souligné le chef de l'Etat. A ceux-là, a-t-il ajouté, le président a "envie d'apporter une réponse". "On a essayé d'apporter de premières réponses au mois de décembre, en faisant des choses pour ce qu'on appelle leur pouvoir d'achat", a-t-il rappelé à la fin d'un échange qui a duré environ deux heures.

"Les gilets jaunes que je n'aime pas"

Puis, il y a eu une deuxième phase du mouvement, a-t-il poursuivi. Des protestataires "ont mis un gilet jaune pour tout casser". Ils "s'en fichent que ça aille mieux, ils veulent juste que ce soit leur règle qui s'impose aux autres". "C'est les ultras comme on dit (...) Et eux, ce sont les gilets jaunes que je n'aime pas".

"Casser, attaquer les forces de l'ordre, ne pas être respectueux avec les gens, insulter... il n'y a aucune cause qui justifie ça", a-t-il insisté alors que le 20ème acte de protestation des "gilets jaunes" est attendu samedi. "Les casseurs, je voudrais qu'ils arrêtent le plus vite possible" car "leur cause n'en est pas une" et "il faut que les gens les soutiennent de moins en moins", a conclu Emmanuel Macron.