Emmanuel Macron lance son "plan de bataille" pour les banlieues

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Emmanuel Macron plan banlieues 1280 LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Emmanuel Macron a présenté ses mesures pour les banlieues mardi midi. © LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
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Dans un discours donné mardi midi, le président de la République a prévenu qu'il n'annoncerait pas de "plan banlieues" à proprement parler, mais une série de mesures pour aider les habitants des quartiers défavorisés.

C'est "un plan de bataille", mais pas un "plan banlieues". Emmanuel Macron a prévenu mardi qu'il n'allait se lancer dans ce type d'annonce, voyant là une stratégie "aussi âgée que (lui)". Le chef de l'État a appelé à "changer de méthode" pour sortir de ce qu'il a appelé l'"assignation à résidence" dans les quartiers défavorisés. En ce sens, le président a présenté une série de mesures, mardi midi, devant un parterre d'élus, de responsables associatifs et d'entrepreneurs. Coup de projecteur sur les principales annonces.

30.000 stages de 3ème proposés

Emmanuel Macron a d'abord indiqué que 15.000 stages de 3ème allaient être proposés par les entreprises, et 15.000 autres par l'État, pour en faire profiter les jeunes des quartiers en difficulté qui ont beaucoup de mal à en trouver. "Il faut que tous les jeunes puissent trouver un stage", a déclaré le président. Une "bourse des stages" sera également mise en place d'ici septembre.

Des tests anonymes pour lutter contre la discrimination en entreprise

Le président a par ailleurs demandé aux 120 plus grandes entreprises françaises de "prendre leur part" dans la lutte contre le chômage qui sévit dans les quartiers et annoncé qu'elles seraient toutes soumises à des tests anti-discrimination dans les trois ans. "Je veux que vous preniez votre part", a dit le président de la République à l'adresse des entreprises du SBF120, qui composent l'indice boursier regroupant les 120 principales valeurs françaises, indiquant qu'il les réunirait "en juillet".

Une "instance de recours" créée

Emmanuel Macron s'est dit favorable à la création en juillet d'une "instance de recours pour les habitants comme les élus". "Il y a des territoires en grande difficulté, et ils peuvent être très urbains, très ruraux, les raisons sont profondément différentes et (…) il faut une politique de droit réel, d'effectivité des droits dans ces endroits de la République. (…) Je souhaite que pour le mois de juillet, on puisse réfléchir à une organisation collective (…) où l'on puisse avoir une instance de recours pour les habitants, comme pour les élus", sur l'équité territoriale, a-t-il annoncé.

Il a également évoqué une "agence nationale de cohésions des territoires", assurant souhaiter "qu'on garde l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine)". Mais "nombre de nos territoires ont un problème d'équipements" et "dans le cadre de cette agence nationale de cohésions des territoires", il faut "qu'on réfléchisse a avoir cet opérateur de rattrapage qui permette, dans les quartiers comme dans les zones rurales", de "mobiliser les financements publics" et "tous les acteurs".

Une politique de rénovation urbaine

Le chef de l'État a aussi annoncé le lancement de diverses initiatives d'ici juillet, notamment sur la rénovation urbaine, avec une opération "cœur de quartiers" sur des "premières cibles" avec pour objectif "de les faire sortir en six mois" de leur situation dégradée. Sur les copropriétés dégradées, il a souhaité "qu'on puisse accompagner les établissements fonciers" et "définir d'ici juillet une dizaine d'opérations d'intérêt national qui permette d'accélérer le travail de requalification".