Emmanuel Macron en Picardie, en terrain connu mais pas conquis

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Emmanuel Macron retourne jeudi à Amiens, sa ville natale, pour enchaîner deux jours de rencontres balayant les enjeux du quinquennat, du social - avec les ex-Whirlpool - à la jeunesse en passant par la crise des territoires.

Un déplacement très particulier pour le président de la République. Pendant deux jours, Emmanuel Macron sera en Picardie, à Amiens précisément, là où il a grandi. Et dans un entretien paru ce matin au Courrier Picard, le chef de l’état se présente comme l’enfant du pays et revient sur les dossiers délicats de la région, notamment Whirlpool.

Amiens, "une terre qui a beaucoup souffert mais qui se relève avec beaucoup de courage et d’ambitions". "Je suis un enfant d’Amiens". Dans les colonnes du Courrier Picard, Emmanuel Macron livre une facette de son histoire dont il parle peu : son enfance. "Jusqu’à 16 ans, je n’ai pas quitté Amiens", explique le président qui parle de cette ville comme "personnelle, chargée d’émotions, de paysages, de souvenirs très précis". Une partie de sa famille y vit encore. Amiens, "une terre qui a beaucoup souffert mais qui se relève avec beaucoup de courage et d’ambitions", explique le chef de l’Etat. Il semble vouloir faire de la ville un symbole des réformes qui fonctionnent; C’est là qu’il va inaugurer la première Maison France Service.

Whirpool, "c’est un échec". Mais la visite du président s’annonce tout de même délicate et l’interview du Courrier Picard soulève des dossiers compliqués : le TGV promis qui n’a jamais vu le jour, le Canal Seine Nord qui peine à aboutir. "Il y a aussi la question de la vie étudiante que j’évoquerai durant mon déplacement", dit prudemment le président. Mais la question qui retiendra l’attention pendant deux jours, c’est la reprise du site Whirpool. "C’est un échec", reconnait Emmanuel Macron qui s’était personnellement affiché aux côtés d’un repreneur cinq mois après son élection. 163 salariés toujours sans emplois, çà ne me convient pas. Comme eux, j’y croyais. Comme eux, j’ai été déçu", tranche le Président qui promet de relancer le dossier

Europe 1
Par Jean-Rémi Baudot, édité par Benjamin Bonneau