À six semaines du scrutin, un sondage à Paris montre Emmanuel Grégoire en tête, mais la division des partis de gauche et un bilan jugé défavorable pourraient profiter à Rachida Dati et à la droite.
Un sondage provoque un léger séisme à Paris, à six semaines des élections municipales. Le sondage Cluster 17, laboratoire indépendant spécialisé, révèle qu’avec 10 % d’intentions de vote, Sarah Knafo serait en situation de se maintenir au second tour.
Autre enseignement : le candidat socialiste Emmanuel Grégoire domine avec 33 %, loin devant Rachida Dati (26 %). Pierre-Yves Bournazel complète ce podium provisoire avec 14 %, laissant entrevoir une quadrangulaire à Paris.
La gauche en forme… mais seulement à Paris
Alors que la gauche est en forme dans la capitale, ce n’est pas le cas dans plusieurs autres grandes métropoles comme Lyon, Marseille, Bordeaux ou Strasbourg. L’une des raisons : la division entre les différents partis de gauche.
Division à gauche
La fracture entre socialistes, insoumis et parfois écologistes pourrait coûter très cher. À Paris, par exemple, l’insoumise Sophia Chikirou capte environ 15 % des voix, suffisant pour faire perdre la mairie aux socialistes face à Rachida Dati.
Même constat à Marseille avec l’insoumis Sébastien Delogu, ou à Bordeaux avec Nordin Raymond. Selon un socialiste, Jean-Luc Mélenchon veut montrer que sans lui, la gauche est vouée à l’échec, quitte à favoriser la droite, surtout avant la présidentielle de 2027.
Un bilan défavorable
L’autre raison d’une possible déroute de la gauche réside dans son bilan : immigration, insécurité, dette ou wokisme… Tous les voyants sont au rouge, et la confiance dans les socialistes et écologistes s’effondre.
Enfin, le changement du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille, avec un suffrage direct, pourrait désormais favoriser la droite.